Le camping de la Pointe Marin fermé temporairement pour un diagnostic archéologique

Par 19/06/2026 - 16:25

Le camping municipal de la Pointe Marin, à Sainte-Anne, ferme ses portes jusqu’au 25 juin inclus. Les équipes de l’Inrap y mènent un diagnostic archéologique obligatoire sur 1,7 hectare avant le lancement des travaux d’extension de la structure, dont la réouverture est prévue le 26 juin.

    Le camping de la Pointe Marin fermé temporairement pour un diagnostic archéologique
Image d'archive

Jusqu’au 25 juin compris, le camping de la Pointe Marin à Sainte-Anne ferme ses portes au public

Pendant une semaine, les équipes de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) sont mobilisées sur place pour diagnostiquer 1.7 hectare de terrain.

Début de la saison le 10 juillet prochain

Une étape obligée pour la structure qui s’apprête à débuter de nouveaux travaux d’aménagement.

Le site de pointe Marin est connu comme d’intérêt archéologique : 257 artéfacts issus de l’ère précolombienne avait été retrouvés en septembre dernier dans le secteur alors que le Club Med de Sainte-Anne situé non loin du camping municipal, amorçait également un projet de rénovation.

Le camping municipal de Sainte-Anne rouvrira ses portes le 26 juin. La saison débutera officiellement le 10 juillet.

Chargé de mener ce diagnostic préventif, Thomas Romon est l’un des trois archéologues de l’Inrap mandatés pour l'opération. Il détaille le déroulement de la procédure :

La première étape, c'est le diagnostic archéologique. C'est le ministère de la Culture, le Service régional de l'Archéologie de la Direction des Affaires Culturelles de Martinique, qui prescrit un diagnostic archéologique auquel répond l'Inrap. C'est l'Inrap qui va sur le terrain faire des sondages, faire des tranchées pour vérifier l'absence, la présence de vestiges archéologiques. À l'issue de ça, l'Inrap fait un rapport de son diagnostic qu'il transmet au service d'archéologie. C'est le service d'archéologie, si c'est nécessaire, qui émet des contraintes archéologiques par rapport au terrain. S'il y a des vestiges archéologiques qui sont menacés par l'aménagement de l'aménageur, il y aura fouille archéologique pour finalement libérer les contraintes archéologiques.

Un projet d'extension en suspens

Ces données précieuses serviront à ajuster le futur projet d'extension du site. Si la municipalité a déjà décroché le permis de construire, l'heure est à la prudence, comme l'explique Christophe Saint-Cyr, élu à la ville de Sainte-Anne :

Nous avons l'intention de faire une extension en structure légère, bien entendu, en ayant un camping mixte. Pour ce faire, il faut quand même un permis de construire qu'on a, mais qui, pour l'instant, est plus ou moins stand-by en attendant le retour des archéologues. Nous avons eu une EAT, l'espace d'aménagement touristique. C'est pour ça qu'on est obligé de prendre toutes les précautions, sachant qu'on a trouvé des vestiges. Aujourd'hui, je ne peux pas vraiment dire, mais semble-t-il qu'il n'y ait pas l'antéfact. La partie où ils ont fouillé là, déjà, c'était tellement gros. Comme-dessus du niveau de la mer, c'est comment ça se passe. Maintenant, on peut adapter. C'est une construction plus légère. Il y aura une adaptation en fonction.


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