Drépanocytose : professionnels de santé et associations se mobilisent à l’hôpital Mangot Vulcin et à la MFME

Par 19/06/2026 - 13:33 • Mis à jour le 19/06/2026 - 14:36

À l'occasion de la Journée mondiale de la drépanocytose ce vendredi 19 juin 2026, les professionnels de santé et les associations se mobilisent à l’hôpital Mangot Vulcin et à la Maison de la Femme, de la Mère et de l’Enfant (MFME).

    Drépanocytose : professionnels de santé et associations se mobilisent à l’hôpital Mangot Vulcin et à la MFME
Professionnels de santé mobilisés à hôpital Mangot Vulcin, à Fort-de-France.

Ce vendredi 19 juin 2026, marque la Journée mondiale de la drépanocytose.

En Martinique, les professionnels de santé et les associations se mobilisent à l’hôpital Mangot Vulcin et à la Maison de la Femme, de la Mère et de l’Enfant.

La drépanocytose reste un véritable défi de santé publique. On estime que près de 900 à 1 000 adultes vivent avec la maladie, et environ un Martiniquais sur dix est porteur du trait drépanocytaire, soit près de 40 000 personnes.

Une mère déterminée pour son fils

Parmi ceux-ci, Gaëlle Clovis, est mobilisée. Son fils Tayleur, âgé de 2 ans et demi, est atteint de drépanocytose.

Seul enfant touché de la fratrie, il fait l’objet d’une attention de tous les instants. Sa mère témoigne de ses inquiétudes mais aussi de sa détermination à lui permettre de grandir et de s’épanouir malgré la maladie :

C'est vrai qu'on devait faire un test, mais comme j'étais malade, je n'ai pas pu y aller. Je l'ai donc su après la naissance. Je l'ai mal pris, parce que je suis porteuse du trait drépanocytaire (AS), et son papa également. Mais pour son papa, je ne savais pas qu'il l'était. C'est après les résultats de ces tests que j'ai vraiment eu du mal à l'accepter. Pourquoi ? Parce qu'en gros, je me disais que c'était de ma faute, que c'était de notre faute. Ça m'a poussée à pleurer tout le temps. Aujourd'hui, ça va mieux parce qu'il est très bien suivi à la Maison de l'Enfant. Depuis juin 2025, il n'a pas fait de crise. Parfois, je remarque qu'il est en crise lorsqu'il refuse de poser le pied par terre ou qu'il me dit qu'il a mal aux bras. Dans ces moments-là, je surveille attentivement pour savoir s'il a simplement mal dormi ou si c'est une vraie crise. C'est un enfant comme tous les autres, c'est vrai, mais dès qu'il fait un peu de fièvre, il faut tout de suite vérifier. Si j'ai un conseil à vous donner, c'est de chercher à connaître le type d'hémoglobine de votre compagnon avant de faire un enfant ensemble. Il faut savoir s'il est risqué ou non d'enfanter avec cette personne, parce que vivre avec la drépanocytose, ce n'est vraiment pas facile.

Depuis 1984, ce test est réalisé sur tous les nouveaux nés, chaque année une dizaine d’enfant nait avec la maladie.

Cette pathologie touche principalement les patients d’origine afro-antillaise en affectant souvent tous les organes, des pieds à la tête.


√ Rejoignez notre Chaîne Whatsapp, RCI INFOS MARTINIQUE, pour ne rien rater de l’actualité : cliquez ici.

En images



Tags

À lire également