Procès en appel de Lionel Griffith pour meurtre : sa personnalité et son passé violent passés au crible

Par 19/06/2026 - 14:27 • Mis à jour le 19/06/2026 - 16:05

Le procès en appel de Lionel Griffit s’est ouvert ce vendredi devant la cour d’assises de Martinique. Condamné en 2024 à 28 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de sa compagne Camille Pierre en 2020, l’accusé conteste sa condamnation lors d'une première journée d'audience dédiée à l'examen de sa personnalité.

    Procès en appel de Lionel Griffith pour meurtre : sa personnalité et son passé violent passés au crible
Image d'archive

Le procès en appel de Lionel Griffit s’est ouvert ce vendredi matin (19 juin) devant la cour d’assises de Martinique. Condamné en 2024 à 28 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de sa compagne Camille Pierre au Cap Macré en 2020. L’accusé conteste sa condamnation.

Lire aussi : Lionel Griffit jugé en appel pour le meurtre de Camille Pierre en 2020 au Cap Macré

Le fil rouge de son audition

Comme le veut la procédure, cette première matinée d’audience s'est consacrée à l’examen de sa personnalité et de son parcours de vie.

Savoir si Lionel Griffit a déjà agi avec violence avant le meurtre constitue le fil rouge de son audition.

Ce vendredi 19 juin, la cour a passé au peigne fin les événements marquants de sa vie pour tenter d'y trouver des éléments de réponse.

En remontant à son enfance, l'accusé a évoqué une vie de famille particulière ponctuée de plusieurs épisodes marquants.

Ce dernier a notamment fait part de la séparation douloureuse de ses parents, lorsqu'il était âgé de 12 ans, après de multiples infidélités, la rivalité permanente avec l'un de ses deux frères ou encore un père absent plongé dans l'alcoolisme.

Déjà condamné à cinq reprises

L'accusé assure ne pas avoir subi ou fait subir de violence. Sa scolarité demeure à cette période très décousue et ses professeurs décrivent un enfant agité.

Ce trait de personnalité, qui l'accompagnera tout au long de son existence, l'amène à consommer régulièrement des produits stupéfiants pour tenter de se canaliser, d'abord le cannabis à l'adolescence, puis la cocaïne par la suite.

L'enquêtrice de personnalité souligne d'ailleurs que ces addictions ont freiné l'évolution sociale de l'accusé.

Son casier judiciaire comporte cinq condamnations prononcées entre 2006 et 2017 pour des faits de violences, d'infractions à la législation sur les stupéfiants et de conduite sans permis.

Interrogé par le président sur son rapport à la loi et sur l'absence de déclic face à ces sanctions pour cesser sa consommation, Lionel Griffit explique avec résignation qu'il traversait des phases d'arrêt et de rechute en raison de son hyperactivité :

"J'arrêtais puis je reprenais j'étais hyperactif", explique-t-il.

Lire aussi : Lionel Griffit jugé en appel pour le meurtre de Camille Pierre en 2020 au Cap Macré

Des altercations avant le drame

L'examen de sa vie sentimentale met en lumière un parcours tout aussi tumultueux. Trois relations marquantes se sont soldées par des ruptures brutales, systématiquement liées à la drogue et à des violences, que l'accusé qualifie lui-même de réciproques.

Lionel Griffit reconnaît par ailleurs que plusieurs altercations l'avaient opposé à Camille Pierre trois semaines avant le drame.

Questionné enfin par le président sur sa vision de l'avenir, l'accusé conclut d'un ton assuré : "J'ai des animaux et un terrain qui m'attendent. Je ne suis pas quelqu'un de violent."


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