"C'est une véritable saignée" : 82 suppressions de postes annoncées dans l'académie de Martinique à la rentrée 2026
Le ministère de l'Education prévoit la suppression plus de 4000 postes dans toute la France dont 82 en Martinique. De quoi faire bondir les syndicats, une fois de plus.
La Martinique devra-t-elle faire face à de nouvelles suppressions d’emplois dans le premier et le second degré d’ici la rentrée 2026 ?
La tendance irait plutôt en ce sens à la suite de l’annonce par le ministère de l’éducation nationale ce lundi du nombre d’emplois supprimés dans le premier et le second degré en France et en outre-mer pour la prochaine rentrée scolaire.
Selon le SNES-FSU, le ministère de l’éducation nationale prévoirait près de 4 000 suppressions de postes (1er et second degré combinés) dont plusieurs centaines en outre-mer. À l’exception de Mayotte et de la Guyane, l'ensemble des académies françaises perd des postes. En Martinique, le total monte à 82 dont 65 dans le second degré et 17 dans le premier degré.
65 postes en moins dans le second degré
Comme chaque année, le ministère justifie ces ajustements au niveau national par la baisse démographique. Une annonce qui ne passe pas pour la co-secrétaire académique du SNES Martinique, Valérie Vertale-Loriot
Nous constatons que c'est une véritable saignée, tout au moins dans le second degré, parce qu'il y a 65 postes qui sont censés être supprimés à l'entrée prochaine, mais dans le premier degré, il y a aussi 17 postes qui seront supprimés. Le ministère n'a qu'une vision comptable de l'Éducation nationale et particulièrement de l'Éducation nationale en Martinique, en sachant que nous avons tout un ensemble de critères qui sont extrêmement défavorables à nos élèves
Pour la responsable syndicale, la crainte est forte dans le premier degré où les enseignants s'attendent à de nombreuses fermetures de classes.
Dans le premier degré, j'ai avec les collègues du SNUIPP FSUqui voient les 17 suppressions pour l'année prochaine, mais qui attendent les suppressions de classes. Par exemple, l'année dernière, il y avait 21 suppressions de postes et derrière, il y a eu 38 classes qui ont été supprimées. Donc, vous voyez bien qu'il y a une vraie volonté de continuer à déstabiliser l'éducation nationale en Martinique.
Valérie Vertale-Loriot estime que l'argument de la baisse démographique ne peut être le seul élément à prendre en compte
C'est vrai qu'il y a une baisse démographique, mais on ne peut pas rester seulement sur cette baisse démographique pour pouvoir faire des calculs en Martinique
Appel à la Rectrice
L'enseignante espère néanmoins une réaction de Nathalie Mons, la rectrice d'académie, face à cette réduction des effectifs de professeurs en Martinique
Nous avons un certain nombre d'informations qui doivent encore nous redescendre. Nous avons eu notre secrétaire générale qui nous a dit qu'il y avait certaines erreurs dans le tableau qui était proposé par le ministère, apparemment. Mais bien évidemment, nous sommes persuadés et sûrs que les chiffres pour la Martinique ne changeront pas. On est à l'heure des économies budgétaire et le gouvernement ne reculera pas. La chose que nous souhaitons, en tout cas, c'est que madame la rectrice puisse peser de son poids pour pouvoir trouver des solutions
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