Pour contrer la pénurie d'oeufs, le poulailler est en vogue chez les particuliers
Les rayons oeufs de grandes surfaces se vident plus vite qu'ils ne se remplissent. Pour s'assurer que cette source de protéine moins chère que la viande soit dans leurs assiettes, les particuliers sont de plus en plus nombreux à monter leur poulailler.
Et si acquérir soi-même des poules était une solution viable aux pénuries récurrentes d’œufs dans les supermarchés Martiniquais ?
Certains particuliers ont sauté le pas en installant leur poulailler chez eux, ces derniers peuvent consommer de manière quasiment permanente des œufs. En Martinique, cet aliment est très prisé pour ses valeurs nutritionnelles et son faible cout de production.
Consommation familiale
Karen René-Corail possède chez elle un poulailler d’une vingtaine de poules depuis 9 mois. Une installation qui nécessite un entretien régulier et rigoureux
Le matin, on leur donne à manger, on change l'eau tous les jours. On nettoie pour le poulailler on l'entretient une fois par semaine. J'achète de la terre de diatomée pour éviter tout ce qui est parasites, etc. On a un moringa qui fait des feuilles donc on leur donne aussi du moringa. Dans l'eau, on met de l'ail. Comme on a également un petit potager, mon compagnon, il utilise les coquilles d'œufs pour mettre dans les plantes. On est comme dans un système de permaculture. Les plantes servent aux poules et les coquilles d'œufs servent aux plantes.
Depuis un an et demi Maggie, habitante du sud de l’île, posséde vingt poules. Elle explique les raisons de son acquisition.
Pour le bien-être, ma consommation personnelle de ma famille. Au départ, je suis partie comme ça. On aime bien manger, on sait de là ou ça sort. Le terrain avait déjà été testé une première fois et à partir du moment où j'ai mis les poules, j'ai fait tester les œufs et les végétaux. Les poules sont en plein air. Si je suis là, elles sont là en même temps que moi et je les rentre juste avant de partir.
Attention au chlordécone
Il existe plusieurs règles à respecter pour posséder un poulailler à titre personnel. Bertrand Hateau, adjoint au chef de service alimentation de la DAAF Martinique, évoque le risque contamination au chlordécone
Les particuliers ont le droit, bien évidemment, d'élever des poules et de produire des œufs. Ce qu'on peut leur dire, c'est de faire attention à la contamination des œufs par la chlordéconne, puisque les poules se contaminent en picorant le sol, ou bien des aliments contaminés qui sont apportés. Et donc de prendre contact avec le réseau Jafa, qui permet de faire un diagnostic, et notamment des analyses de sol, afin de voir s'il y a un risque de contamination des poules. Ce sont des œufs qui sont destinés à la consommation personnelle, à l'auto-consommation. Dès lors qu'il y a une vente d'œufs, par contre, il y a des exigences qui s'appliquent et qui garantissent la sécurité sanitaire de l'aliment
ECOUTEZ Le reportage d'Inès Khiari
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