Carnaval 2026 : en Martinique, les merceries tournent à plein régime à l'approche des parades

Par 14/02/2026 - 14:50 • Mis à jour le 14/02/2026 - 14:53

Pour le Carnaval 2026, les merceries de Martinique tournent à plein régime. Entre la ferveur créative des costumes faits main et les défis posés par l’inflation, ces boutiques historiques restent le cœur battant de la fête.

    Carnaval 2026 : en Martinique, les merceries tournent à plein régime à l'approche des parades

En Martinique, le carnaval dépasse le simple cadre festif où s’accordent musique et danse : les costumes y jouent un rôle primordial. Chaque année, à l'approche des parades, l'engouement pour les tissus colorés, plumes, paillettes et rubans explose. Cette effervescence saisonnière met en lumière les acteurs clés de cette préparation : les bazars, les boutiques de déguisements et, surtout, les merceries.

Véritables piliers de la confection carnavalesque, ces magasins deviennent des espaces de créativité incontournables. Pour de nombreux carnavaliers, le plaisir réside dans la personnalisation : les matières premières indispensables y sont dénichées pour créer, de toutes pièces, un habit unique et original.

Des préparatifs entre tradition et création

Elsa raconte s'être rendue en mercerie pour dénicher les derniers éléments nécessaires à la confection de ses costumes et de ceux de son mari :

Je n’ai pas encore de plan précis, mais chaque année, c'est le même rituel : j'achète une multitude de tissus et d'accessoires pour créer mes propres tenues de Carnaval. J'ai déjà déniché du tulle doré et des galons rouges et blancs. J'ai aussi fait le plein d'épingles de nourrice, car c'est l'accessoire indispensable pour tout fixer sur les costumes ! Cette année, l'un de mes thèmes sera "guerrière africaine", et je prépare une version masculine assortie pour mon mari.

Les défis des commerçants au cœur de la fête

Pour Marie-Claude Patrice, gérante de la Mercerie Foyal, limpact économique du carnaval pour les merceries martiniquaises est important malgré les difficultés du métier :

J'ai repris la boutique il y a 14 ans mais cette mercerie a au moins 75 ans d'existence. Je vous le dis franchement ce n'est plus comme avant. Avec la hausse des frais de port et des taxes douanières les prix ont beaucoup augmenté et c'est bien dommage. Pour les enfants les clients cherchent des thèmes très précis. Cette année j'ai remarqué que le madras est particulièrement à l'honneur tout comme le tulle satiné et les galons dorés. Pour les adultes la tendance est plutôt aux franges et aux rubans sans oublier le madras pour MaréTèt. J'ai beau baisser mes prix sur les costumes pour enfants pour aider les familles on sent que le contexte est difficile même si l'engouement pour le carnaval reste présent.


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