ATV placée en redressement judiciaire : l’inquiétude grandit chez les salariés

Par 06/05/2026 - 06:58

Depuis le 20 avril, l’une des sociétés du groupe ATV est placée en redressement judiciaire. Sept salariés pourraient être licenciés, alors que la chaîne martiniquaise traverse une nouvelle période de difficultés financières.

    ATV placée en redressement judiciaire : l’inquiétude grandit chez les salariés
Via ATV Martinique

Un nouveau coup dur pour viàATV. La chaîne martiniquaise, déjà confrontée à d’importantes difficultés financières en 2018, fait de nouveau face à une situation délicate. Cette fois, l’une des huit sociétés du groupe a été placée en redressement judiciaire. Sept salariés pourraient être concernés par des licenciements.

“On est une grande famille”

Une annonce qui suscite beaucoup d’émotion au sein des équipes. Régine Germany, animatrice du groupe et représentante du personnel, évoque une période difficile pour les salariés.

Quand on parle d'émotion, je suis au rendez-vous et encore plus quand on parle d'ATV, parce qu'on parle d'une aventure humaine, on parle d'équipe, et on est une grande famille ici. Ce n'est pas toujours évident de se séparer de collaborateurs. On a envie d'être encore soudés, de traverser ces épreuves autrement.

Malgré les inquiétudes, elle garde espoir pour l’avenir de la chaîne.

J'ai envie de dire à la population merci d'avoir été là. J'ai aussi envie de dire à mes collègues, collaborateurs et amis que l'aventure ne va pas s'arrêter là. Ceux qui sont passés par ATV reviennent toujours.

Une restructuration nécessaire

Du côté de la direction, elle affirme avoir engagé depuis plusieurs années un travail d’assainissement financier. Le président du groupe média ATV, Stéphane Magin, explique que la procédure a été engagée volontairement afin de restructurer les dettes restantes.

Ça fait huit ans qu'on paye l'ensemble des dettes de ATV. Et là, on avait besoin de restructurer ces dettes, plus celles qui se sont ajoutées ces dernières années. Quand on avait racheté l'entreprise, il y avait 60 millions d'euros de dettes à l'époque, qui avaient été ramenés à 17 millions ensuite. Aujourd'hui, on est en train de parler d'un million de dettes au maximum. On n'est plus dans la même dimension.

En attendant les décisions de l’administrateur judiciaire chargé du dossier, l’inquiétude reste forte parmi les salariés du groupe.

À ÉCOUTER Le reportage de Kenzo Marcelin


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