Un hommage rendu à Kimaël Ouikede, poignardé en marge d'un déboulé de carnaval en janvier 2025
Un an après le meurtre de Kimaël Ouikede, ses proches lui ont rendu hommage samedi (17 janvier 2026) à Pointe-à-Pitre.
Émotion et recueillement ce samedi matin à Pointe-à-Pitre. Un hommage a été rendu au jeune Abymien décédé à l'âge de 16 ans le 13 janvier 2025. Kimaël Ouikede avait été mortellement poignardé à la rue Frébault, en marge d'un déboulé de carnaval.
C’était le premier homicide de l’année 2025 en Guadeloupe.
Sur place, sa mère, Brigitte Ouikede, entourée de proches, a livré un témoignage bouleversant :
Mon fils, on l'a enlevé il y a un an. Donc, je continue mon combat jusqu'à maintenant, malgré l'attente, malgré les réponses à des questions que j'ai, comme pourquoi ces gars-là sont toujours dehors, pourquoi ça prend autant de temps, pourquoi je n'ai pas de réponse par rapport à l'avancée de l'enquête ? C'est très triste, comme je le disais, tant qu'une maman ou un papa ou autre n'a pas encore subi une perte, on ne peut pas savoir exactement quelle souffrance on peut avoir. Un an que mon fils, on a enlevé sa vie, mais c'est très compliqué pour moi. Je mène des actions pour sensibiliser des jeunes. On n'enlève pas la vie de quelqu'un gratuitement. Dans le temps, on se battait à coups de poings, à coups de pieds, mais de poignarder mon fils de neuf coups de couteau, c'est un assassinat
Appel à la conscience collective
Autour de Brigitte et des amis de Kimaël, des personnalités publiques ont participé à ce moment douloureux. La chanteuse Fécatjy était présente tout comme le député de Guadeloupe, Olivier Serva :
Après un an, il est insupportable que ceux qui ont commis ce meurtre soient encore libres. Quand on fait couler le sang de la jeunesse Guadeloupéenne, on fait couler notre propre sang. Alors, que dire, que faire ? Si ce n'est faire appel à la conscience collective. Pas la peine d'enlever une vie quand on a eu un désaccord. Et ensuite, pour les pouvoirs publics, très clairement, on doit stopper l'arrivée des armes en Guadeloupe. Elles viennent beaucoup par bateau. On doit renforcer les moyens que la police nationale, qu'elle soit présente quand il y a les risques d'agression. C'est-à-dire le vendredi soir de 21h00 à 03h00 du matin, le samedi soir de 21h00 à 03h00 du matin, le lundi soir de 21h00 à 03h00 du matin. C'est là qu'on doit avoir les policiers
En 2025, ce sont 52 homicides qui ont été enregistrés en Guadeloupe. Une escalade de la violence qui semble se poursuivre en 2026 puisque depuis le 1er janvier, quatre homicides ont été perpétrés sur le territoire dont celui d'Anthony Sarazin, 18 ans, tué par balle à la rue Frébault en marge d'un déboulé de carnaval
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