À Port-Louis, quatre restaurants accueillent un défi culinaire étudiant pour valoriser les produits locaux
Ce mardi (19 mai) à Port-Louis, quatre restaurants ont accueilli un défi culinaire inédit. Organisé avec le Campus agricole Alexandre Buffon, cet événement a mis au défi des étudiants de sublimer les produits locaux pour défendre la souveraineté alimentaire de la Guadeloupe.
Et si l’avenir alimentaire de la Guadeloupe se jouait dans les cuisines de Port-Louis ?
En faveur de l'indépendance alimentaire
Ils ont vraiment respecté cette notion de projet alimentaire territorial, puisqu'on travaille dessus, même dans mes cours. On travaille aussi sur la souveraineté alimentaire de la Guadeloupe.
Je trouve qu'il est important que nous soyons indépendants dans notre nourriture, pouvoir vivre de ce que nous pouvons cultiver. Je pense qu'avec ce genre de principe, les gens iront vers les produits naturels et locaux."
À l'issue du défi, les différentes équipes ont été soumises à la délibération du jury afin de départager les groupes. Mais ce projet n’a pourtant pas été de tout repos.
"Il faut toujours avoir du goût"
Entre préparation, coordination en cuisine et valorisation des produits locaux, les jeunes ont dû relever le défi dans les conditions d’un véritable service.
Rodney Ledreck, étudiant en BTS, revient sur cette immersion et sur les plats réalisés :
Il fallait venir la veille pour préparer les poules djenm et les cailles, parce que c'est ce qui est un petit peu plus difficile : de découper, éplucher les pois d'angole. Ce à quoi nous avons procédé, c'est que nous avons fait une entrée avec des crudités, mais surtout, ce qu'on ne voit jamais, des accras de cailles faits avec de la malanga, des carottes, des épices et avec un peu de sel dedans. Il faut toujours avoir du goût. Nous les avons fait cuire pour le présenter au jury. Nous avons aussi fait des ignames fondants accompagnés de pois d'angole consommés, suivis d'un fricassé de poule djenm. La poule djenm, c'est un animal assez dur quand on le cuit, et qui fait "grincer les dents". Aujourd'hui, on a réussi à attendrir cette viande et la rendre fondante dans la bouche des jurys. J'espère qu'ils ont eu conscience qu'il s'agit d'un aliment très dur, mais local. Nous avons suivi avec un dessert qu'on ne voit pratiquement pas en Guadeloupe : un sorbet au giraumon.
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