La Maison des Femmes des Abymes fête sa première année d’engagement
Aux Abymes, la Maison des Femmes a célébré ce samedi 7 mars son premier anniversaire, à la veille de la Journée internationale des droits des femmes. Une journée symbolique pour revenir sur une année d’accompagnement des victimes de violences et présenter les actions menées ainsi que les perspectives de la structure.
Une journée de sensibilisation et de partage. Installée au Morne Caruel, la Maison des Femmes des Abymes a organisé deux temps forts ouverts au public, aussi bien aux femmes qu’aux hommes.
Plusieurs ateliers expérientiels ont été proposés autour de la sophrologie, des neurosciences, des thérapies cognitives et comportementales, mais aussi des arts martiaux et de pratiques corporelles thérapeutiques, comme la danse.
La journée a également été marquée par la présence de plusieurs personnalités venues partager leur expérience et échanger avec le public dont l’écrivaine Simone Schwarz-Bart, l’entrepreneure et consultante Naïka Pichi, ainsi que Caroline Calbo, procureure de la République de Pointe-à-Pitre.
Encourager davantage de femmes à demander de l’aide
Pour Florence Francique, coordonnatrice du réseau de lutte contre les violences faites aux femmes, la structure répond à un besoin réel sur le territoire :
Les violences faites aux femmes, ce sont toutes ces situations où les femmes peuvent être victimes, c'est-à-dire des violences physiques, des violences psychologiques, des violences économiques, administratives… Toute situation de domination où la femme ne peut pas s'en sortir. Nous constatons quand même que plus de 22% des femmes viennent spontanément. La Maison des femmes répond à une vraie demande, à un vrai besoin.
Malgré ce travail de terrain, les responsables constatent que de nombreuses victimes hésitent encore à solliciter un accompagnement.
Sur le plan national, on se rend compte qu'une femme sur six, ose entamer des démarches, puisque ça touche à l'intime. Ça reste compliqué pour elles de se dévoiler et de pouvoir se dire victime de violences. Donc oui, certaines viennent mais nous aimerions qu'elles viennent encore davantage.
Après une première année d’activité, la Maison des Femmes entend poursuivre son action pour renforcer l’accompagnement, la prévention et la libération de la parole face aux violences.
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