Anse-Bertrand : la CANGT inaugure l'atelier de transformation agroalimentaire "Lizin Santral"
Ce vendredi (5 juin), la CANGT a inauguré « Lizin Santral » à Anse-Bertrand. Un nouvel outil industriel de 12 millions d'euros dédié à la transformation des produits locaux, capable d'approvisionner la restauration collective à hauteur de 10 000 repas par jour.
C’est une nouvelle étape dans la quête de souveraineté alimentaire de la Guadeloupe.
À Anse-Bertrand, la Communauté d’agglomération du Nord Grande-Terre (CANGT) a inauguré ce vendredi (5 juin) Lizin Santral, son atelier de transformation agroalimentaire destiné à valoriser les productions agricoles locales et à approvisionner la restauration collective.
Jusqu'à 10 000 repas par jour
D'une superficie de 1 600 m2, cet équipement de 12 millions d'euros a été conçu pour réceptionner, préparer et transformer les fruits, légumes, racines et tubercules produits localement en produits prêts à cuisiner.
À terme, l'objectif est ambitieux : fournir jusqu'à 10 000 repas par jour en alimentant en priorité les trois cuisines centrales du Nord Grande-Terre, mais aussi les collèges, lycées, EHPAD et autres établissements de santé collectifs.
Au-delà de l'outil industriel, les élus mettent en avant un véritable projet de territoire. Lizin Santral doit permettre de structurer les filières agricoles locales, de créer de nouveaux débouchés pour les producteurs et de renforcer la place des produits pays dans les assiettes.
Le projet s'inscrit dans le plan alimentaire territorial porté par la CANGT, qui vise notamment à développer une alimentation plus saine, locale et durable.
Un projet global et partagé
Financé à plus de 51% par la CANGT, Lizin Santral a bénéficié de l’accompagnement de plusieurs partenaires : le conseil Régional à hauteur de 41% dont 34,8% de Feader, l’état à hauteur de 5,3 % , le Département pour 2% et EDF.
Jean Bardail, président de la CANGT croit en cet outil, qui n’est pas seulement une usine de transformation mais le bras opérationnel du PAT (Projet alimentaire Territorial) :
C'est une étape importante qui a été franchie. Maintenant, il s'agit pour nous de faire en sorte que cet instrument soit alimenté en organisant la profession. Nous avons déjà commencé à renforcer la production car le but, vous le comprenez bien, est de limiter les importations. Notre ambition est d'approvisionner les cuisines centrales de Morne-à-l'Eau et de Petit-Canal pour préparer les repas des écoles, des collèges et des lycées du territoire. C’est un challenge qui représente la production d'à peu près 10 000 repas par jour. Il faut donc mettre tout en œuvre et réunir les conditions pour faire aboutir ce beau projet global.
" Je crois à la souveraineté alimentaire"
De son côté, le président de région Ary Chalus croit fermement à la souveraineté alimentaire et témoigne de sa fierté lors de l’inauguration :
C'est la concrétisation d'un projet que je soutiens depuis notre arrivée en 2015. Ça a pris du temps, il y a eu des aléas et des problèmes, mais aujourd'hui l'usine est opérationnelle. Il faut souligner que la Région a financé ce bâtiment à plus de 80 %. Oui, je crois à la souveraineté alimentaire, c'est d'ailleurs inscrit dans notre schéma régional de développement économique. C’est une fierté pour nous aujourd'hui et je félicite les maires des cinq communes du Nord Grande-Terre qui se sont investis. Je leur demande de s'unir pour réussir le recrutement de cette entreprise. Face aux démonstrations que nous avons vues, il faut maintenant produire pour alimenter ces machines. J'ai d'ailleurs discuté avec des agriculteurs qui souhaitent construire une structure similaire en Basse-Terre, et nous les accompagnerons.
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