Certification INSARAG : les pompiers testent leur réaction face à une catastrophe majeure
Une cinquantaine de pompiers de Guadeloupe et de Guyane étaient mobilisés, hier et ce mercredi (19 novembre), pour un exercice grandeur nature. Objectif : décrocher l’accréditation internationale INSARAG afin de pouvoir intervenir dans toute la zone Caraïbes-Amériques en cas de catastrophe majeure.
Depuis hier et ce mercredi (19 novembre), une cinquantaine de sapeurs-pompiers de Guadeloupe et de Guyane ont participé à un exercice grandeur nature destiné à tester leur capacité à faire face à une catastrophe naturelle majeure.
L’objectif : obtenir un label international codifié par l'Organisation des Nations-Unies, la certification INSARAG, afin d'être en mesure d'intervenir, au nom de la France, dans toute la zone Caraïbes et des Amériques.
L’INSARAG est devenu un modèle d’assistance humanitaire regroupant plus de 90 États membres et organisations.
Les équipes USAR internationales se tiennent prêtes à intervenir lors d’effondrements structurels dévastateurs, notamment des tremblements de terre.
Cela fait déjà plus d'un an qu'ils se préparent. Et ils devront être prêts pour le mois de juin, date de leur évaluation finale.
Evaluation et engagement
Ces deux journées à Saint-Claude, sur un terrain de prédilection, au pied de la Soufrière, étaient d'une extrême importance, comme l'a expliqué le colonel Joël Condo, chef d'état-major au SDIS de Guadeloupe. Il en a dit plus sur le scénario de l’exercice
L'effectif réel mobilisé est de 50 personnels et de deux chiens, mais l'effectif fictif approche les 100 personnes. On imagine qu'on est sur un territoire étranger avec à l’arrivée avec toutes les formalités de police, de douanes et le contrôle du matériel. Ensuite, les premières reconnaissances sur les sites nous permettent de faire le tri et de définir les priorités. Puis on attribue les chantiers aux équipes qui, au fur et à mesure, vont les traiter et les clôturer. Donc, on est véritablement dans un déploiement complet de tout le dispositif INSARAG, la partie évaluation et la partie engagement. Au bout 36 heures, on va clôturer avec la même rigueur de démobilisation qui est rendue obligatoire par le dispositif INSARAG.
« Pour être projetés en renfort »
La direction de la Sécurité civile suit de près l'évolution de cette préparation des troupes des SDIS des Antilles-Guyane.
Marc Schmidlin, chef de groupement au SDIS de la Haute-Savoie, qui n'en est pas à sa première venue en Guadeloupe, est très satisfait de la progression des différentes équipes.
Ça fait donc un peu plus d'un an que je participe régulièrement en visio ou en présentiel à des exercices et à des actions de formation. Je peux noter aujourd'hui l'évolution de l'équipe de Guadeloupe. Je pense que nous serons à l'objectif à la fin du mois de juin, l'année prochaine, tel que c'était prévu initialement. Passer cette accréditation INSARAG leur permettra d'être projetés éventuellement en renfort sur un théâtre d'opérations extérieures. Mais aussi pour être en capacité d’accueillir des secours qui viendraient d'autres départements et d'autres pays, éventuellement, pour leur prêter main-forte si la Guadeloupe, malheureusement, venait à être frappée par une catastrophe de grande envergure. Là, on travaille sur de l'interservices, avec les préfectures, les forces de sécurité, éventuellement les militaires le cas échéant, mais également avec toutes les associations agréées de Sécurité civile qui pourraient nous prêter main-forte en pareilles circonstances.
A la suite de ces deux journées d’exercice, le colonel Joël Condo précise que d’ores et déjà un exercice de répétition est programmé en mars.
Avant l’exercice d’accréditation, en juin, nous allons continuer à nous entraîner, à monter en puissance et en compétence de manière à donner la pleine mesure de ce qui est attendu sur le dispositif.
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