Municipales 2026 : les enjeux de la campagne à Basse-Terre

Par 05/03/2026 - 15:14

Les élections municipales se tiendront les 15 et 22 mars 2026. En amont du scrutin, la rédaction de RCI parcourt les 32 communes de Guadeloupe pour explorer les enjeux des municipales. Coup d'œil sur la commune de Basse-Terre.

    Municipales 2026 : les enjeux de la campagne à Basse-Terre

Le portrait de la commune

Classée "ville d'art et d'histoire", Basse-Terre séduit par son patrimoine riche et varié : du Fort Delgrès à la cathédrale Notre-Dame de Guadeloupe, en passant par la distillerie Bologne et le marché aux épices, la ville offre ainsi une plongée dans l'identité guadeloupéenne.

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Avec 9 419 habitants, la population de Basse-Terre continue de décliner sur son attractivité et son dynamisme futur. Centre administratif de l'archipel, elle accueille la préfecture, le Conseil régional et départemental, le diocèse, le Palais de justice et la Cour d'appel, concentrant des fonctions institutionnelles majeures.

Sur le plan économique, l'activité est largement dominée par le secteur public : administration, enseignement, santé et action sociale représentent 63% de l'emploi au sein de la commune. Face à ces défis, Basse-Terre se trouve à un tournant décisif. La ville doit construire une stratégie de développement ambitieuse, conciliant attractivité, cohésion sociale et valorisation de son identité historique.

L'analyse

Élu en 2020, André Atallah brigue un nouveau mandat. Le maire sortant met en avant une gestion marquée par les enjeux de santé publique, de cohésion sociale et de gestion environnementale, notamment sur le dossier sensible des sargasses.

Cinq ans après son arrivée aux affaires, Atallah est attendu sur un point clé : la transformation concrète du quotidien des Basse-Terriens, dans une ville confrontée à la désertification commerciale, au chômage et à la perte d’attractivité.

Face à lui, Yanetti Paisley, sixième adjointe au maire et comptable de profession, est engagée depuis de nombreuses années dans la vie associative. La responsable politique du groupe "Basse-Terre Insoumise" entend particulièrement axer sa politique sur la question de la défense des services publics, la justice sociale, la transition écologique et la démocratie locale.

Le troisième candidat en lice, Joël Lobeau, veut capitaliser sur son expérience institutionnelle et économique. Ancien président de la Chambre de métiers, et membre du CESE, il se positionnerait comme un candidat de projets, misant sur la relance économique et la valorisation des savoir-faire, dans une commune qui peine à trouver un second souffle.

De son côté, Teddy Saint-Julien, représentant de la liste "Bastè Ayen Dot", aura à cœur de mettre "le bien-être de l'être humain" au centre de sa politique à la tête de la commune. Ce dernier souhaite faire de Basse-Terre une ville notamment tournée vers la production énergétique et agroalimentaire.

À Basse-Terre, cette élection pose des questions de fond : quelle gouvernance pour le chef-lieu ? Quelle articulation avec le Grand Sud Caraïbes, Région, Département et l’État ? Quelle vision pour l’avenir économique, social et institutionnel ?

Les électeurs devront trancher entre continuité prudente, relance économique ou retour d’un leadership fort. Un choix déterminant pour une ville qui veut redevenir un centre de décision et non un simple symbole administratif.

Les candidats :

  • André Atallah
  • Yanetti Paisley
  • Joël Lobeau
  • Teddy Saint-Julien

Qu'en pensent les Basse-Terriens ?

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