Élection à la présidence de la CANGT : Jean Bardail face aux candidatures de Blaise Mornal et Victor Arthein

Par 16/04/2026 - 06:14 • Mis à jour le 16/04/2026 - 07:10

Alors que la Communauté d’Agglomération du Nord Grande-Terre s’apprête à élire son président, l’incertitude règne. Entre le sortant Jean Bardail et ses challengers Blaise Mornal et Victor Arthein, la bataille des voix s’annonce serrée, plaçant la commune du Moule en arbitre final d'une gouvernance très disputée.

    Élection à la présidence de la CANGT : Jean Bardail face aux candidatures de Blaise Mornal et Victor Arthein

À quelques heures d’un vote décisif, la Communauté d’Agglomération du Nord Grande-Terre est sous haute tension.

En coulisses, les tractations vont bon train pour désigner celui qui dirigera le territoire pour les six prochaines années. Même si le président sortant, Jean Bardail, apparaît aujourd’hui fragilisé.

Un duel serré et des alliances incertaines

En poste depuis six ans à la tête de l’institution, le maire de Morne-à-l’Eau aborde ce scrutin avec un léger avantage.

Il reste toutefois conscient qu'il ne dispose pas, à lui seul, d'une majorité absolue face aux autres municipalités, rendant cette équation politique complexe où chaque suffrage s’avère déterminant.

Face à lui, deux candidatures se dessinent. On retrouve d'abord celle de Blaise Mornal, maire de Petit-Canal et vice-président du Conseil départemental, qui entend faire valoir son expérience.

À ses côtés, Victor Arthein, maire de Port-Louis, est poussé par une partie de la gauche et présenté par ses soutiens comme une alternative plus disponible et, surtout, plus fédératrice.

Les enjeux de gouvernance et le rôle clé du Moule

En toile de fond, une critique revient avec insistance : celle du cumul des mandats et de l’influence partisane.

Le GUSR se retrouve une nouvelle fois au centre des critiques de la part de ceux qui redoutent sa position hégémonique.

Plusieurs élus communautaires s’interrogent d'ailleurs sur la capacité du futur président à se consacrer pleinement aux enjeux du Nord Grande-Terre, un territoire en quête d’équilibre entre ses cinq communes.

Avec un seuil de 21 voix nécessaires pour l’emporter, Le Moule se retrouve en position d'arbitre. Si Gabrielle Louis-Carabin ne peut siéger, ses consignes de vote devraient être suivies lors de ce scrutin particulièrement ouvert.

Au-delà des personnalités en présence, l'enjeu de cet après-midi à Petit-Canal réside avant tout dans la gouvernance et la répartition du pouvoir.


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