Procès en appel du braquage de Trois-Rivières : les quatre accusés visent une réduction de peine

Par 03/06/2026 - 07:58

Au procès en appel du braquage d’un domicile à Trois-Rivières, commis en octobre 2021, les quatre accusés espèrent obtenir une réduction de peine, quitte à se désolidariser. La cour d’appel des assises entame ce mercredi (3 juin) son troisième jour d’audience.

    Procès en appel du braquage de Trois-Rivières : les quatre accusés visent une réduction de peine

C’est sauve-qui-peut. Ce mercredi (3 juin), débute le troisième jour d’audience à la cour d’appel des assises pour le procès du braquage d’un domicile à Trois-Rivières, en octobre 2021. Les quatre accusés dans ce dossier affichent une volonté de réduire leurs peines, quitte à se désolidariser.

À aucun moment, les accusés, comme leurs conseils d’ailleurs, ne semblent imaginer que l’inverse puisse aussi se vérifier. Pourtant, pour maître Clémentine Plagnol, avocate des parties civiles, c’est vite oublier le mal qu’ils ont causé aux trois victimes de ce braquage :

À l'époque, les enfants avaient 3 et 5 ans. Le traumatisme chez les enfants s'exprime d'une autre manière que chez les adultes. Le plus petit, qui a vraiment tout vu, qui a assisté au ligotage de sa maman et qui lui aussi a été menacé avec une arme, a reproduit les gestes sur ses cousins pendant quelques années. Il était suivi par un psychologue pendant quelques années. Aujourd'hui, sa maman trouve d'autres moyens pour l'apaiser et pour faire en sorte qu'il se développe normalement, mais évidemment, ça reste difficile.

« Il est important de parler de proportionnalité »

Au regard de la gravité des faits, la peine maximale encourue par ces quatre hommes est la réclusion criminelle à perpétuité. Toutefois, il est quasiment certain que les 12 membres qui composent le jury n’iront pas jusque-là.

Reste donc à trouver un juste milieu, selon maître Édouard Lanthier, avocat de Ronald Célestine, l’accusé le moins lourdement condamné en première instance :

Il est important de parler de proportionnalité. Quand vous avez des personnes qui viennent sur place la veille, qui font un repérage, qui vont menacer des enfants en posant une arme sur une tempe, qui vont utiliser un certain nombre de menaces à leur égard et qui prennent 14 ans, alors que mon client prend 10 ans simplement pour avoir ramené les protagonistes, c'est aussi une histoire de proportion et c'est plutôt dans ce sens-là que mon client a fait appel.

Il souligne également la faible implication de son client dans le braquage :

Il y a un certain nombre d’éléments dans ce dossier qui montrent que son implication est vraiment minime. Ils étaient cinq protagonistes ; il y en a un seul qui n’a pas fait appel. Il y en a un qui a été acquitté, à mon sens à juste titre. Mon client est la cinquième roue du carrosse.

Pour rappel, lors du braquage, le 12 octobre 2021, les malfaiteurs ont pris la fuite avec des bijoux, des produits stupéfiants et de l’argent.

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