Un père de famille condamné pour exhibitions sexuelles sur mineure

Par 22/01/2026 - 05:14 • Mis à jour le 22/01/2026 - 13:17

Un lamentinois de 60 ans au profil plus qu'inquiétant était escorté ce mercredi (21 janvier) en comparution immédiate. Poursuivi pour au moins 4 exhibitions sexuelles. Il avait suivi en voiture une fillette de 11 ans avant de se "caresser" ouvertement devant elle. Avec 8 condamnations au casier pour des infractions similaires, le tribunal a prononcé le maximum prévu en correctionnelle, soit 4 ans de prison ferme avec mandat de dépôt.

    Un père de famille condamné pour exhibitions sexuelles sur mineure
photo d'illustration

Max Baclet n’est pas inconnu de la Justice. Tous les moyens utilisés; sursis, bracelet et même quelques mois de prison en 2021, ne l’ont pas empêché de réitérer ses gestes obscènes. L’homme est allé jusqu’à suivre avec sa 2008 rouge, une fillette qui sortait de l’école, alors âgée de 11 ans en 2022. 

En rentrant, l’enfant s’était confiée à son père mais sans éléments, il lui avait dit de prendre une photo de la plaque d’immatriculation. L'individu a cependant réussi à continuer jusqu’en 2024, jusqu'à ce que la mère soit témoin des agissements.

Il suivait l'adolescente de 11 ans

Le sexagénaire surveillait la victime et s’arrêtait ou se garait face à elle, ouvrait sa portière et "se caressait" ouvertement. Parfois il lui faisait signe de venir. Le mis en cause est pourtant en couple, père de 6 enfants de 4 femmes différentes, dont des filles en bas âge, a indiqué la partie civile. 

Des « pulsions » qu’il n’arriverait pas à contenir, qu’il n’explique pas. De quoi inquiéter les juges, "un désir qui révèle une véritable dangerosité" a fait remarquer le Parquet. L’adolescente aujourd’hui âgée de 14 ans a éclaté en sanglots à l’audience, ses parents ont donc parlé à sa place. 

La peine maximum pour cette infraction

Un "traumatisme terrible" pour l’avocate de la famille, un vol de l’innocence qui laissera forcément des traces même adulte. Le procureur a requis 3 ans mais vu l’extrême gravité des faits, le tribunal est allé au-delà en prononçant le maximum prévu en l’espèce, soit 4 ans avec incarcération immédiate, obligation de soins psychiatriques et interdiction de contact. 

Un retentissement psychologique sur l'enfant 

Maître Léa Le Chevillier, avocate de l'adolescente et de ses parents, revient sur cette affaire traumatisante :

C'est le maximum légal qui a été donné au prévenu, à savoir quatre ans, puisqu'il était en état de récidive et que pour ce type de fait, on encourt deux ans. Même quand je lui ai posé des questions, il gardait le silence. Mais à un moment donné, lorsque vous venez pour la neuvième fois pour exhibition sexuelle, il faut se dire que ce n'est pas juste un acte isolé. Quand on est sur de la répétition à ce niveau-là, on se dit que ce monsieur a des tendances pédophiles. Assiste à ce type d'agissement lorsqu'on a 11 ans, plusieurs fois, ma cliente a pu le voir de ses yeux. Dans la rue ou sur sa terrasse, où elle était avec une amie. Il y a ce monsieur qui se gare devant. Cette émotion à l'audience, de pouvoir pleurer. Finalement, ce sont des choses qu'on n'oublie pas. Même quand on a 40 ans, ça peut revenir par flash. C'est un syndrome post-traumatique qui peut perdurer plusieurs années.

 

 


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