Un forcené sème la panique à Saint-François

Par • Mis à jour le 30/03/2019 - 08:33

Un trentenaire était présenté en comparution immédiate ce vendredi au tribunal pointois. Il s’était à Saint-François mercredi, retranché au domicile familial avec un fusil à pompe. Les gendarmes avaient dû boucler le quartier par sécurité avant d'être pris à partie eux mêmes par le forcené. Souffrant de troubles mentaux, le tribunal l’a condamné à une peine mixte avec surtout accompagnement psychologique.

    Un forcené sème la panique à Saint-François

Trois détonations sont signalées par des riverains mercredi dernier. Une patrouille intervient et en arrivant, des témoins indiquent qu’un homme, Charles-henri Nabbi 36 ans, est retranché chez lui avec son oncle et sa mère muni d’un fusil à pompe. Les militaires bouclent le secteur par précaution, d’autant plus que l’arme utilisée peut faire de gros dégâts même de loin. Au bout d’un moment, le mis en cause sort du domicile, le bruit caractéristique du chargement se fait entendre, le forcené lance alors des paroles incohérentes « je vais tuer des gendarmes ».

Un gros dispositif de gendarmerie 

Ces derniers, sur les nerfs le somment de jeter l’objet à terre, ce qu’il fait immédiatement, il reçoit en même temps un coup de taser. Poursuivi pour ces menaces sur dépositaires de la force publique mais aussi pour d’autres sur son oncle au cours des mois précédents, le prévenu a mis son comportement sur le compte de l’alcool. Il n’était pas lucide mais n’avait l’intention de tirer.

Une mésentente sur l'héritage 

Un litige familial à propos de l’héritage de la maison serait à l’origine de ses fréquentes colères, il souffre par ailleurs de problème à la tête, ayant déjà été victime d’agression par le passé. Des résidus de plombs le rendraient fou. Maître Jean-Marc Ferly pour la défense a plaidé une altération mentale évidente. Le tribunal a prononcé 15 mois de prison dont 3 fermes avec un suivi psychologique obligatoire.