Un enseignant tenait des échanges à caractère sexuel

Par 15/10/2021 - 08:02 • Mis à jour le 15/10/2021 - 08:01

Un professeur de musique de 56 ans était convoqué à la barre correctionnelle, pour des propositions sexuelles envers une mineure de 14 ans, par le biais des réseaux sociaux. En échange semble t-il de bonnes notes. Des faits remontant à la fin d’année dernière, à Goyave et Lamentin. Le prévenu, qui a depuis démissionné, a indiqué à la barre qu’il ne comptait pas aller plus loin avec l'adolescente. Le tribunal a prononcé 12 mois avec sursis probatoire et interdiction d’activités en lien avec des mineurs pendant 10 ans.

    Un enseignant tenait des échanges à caractère sexuel

Un prévenu désolé d’avoir tenu de tels échanges avec une de ses élèves âgée de 14 ans, le proviseur averti avait donné l'alerte. Les discussions équivoques se déroulaient sur Instagram. « Je te propose de m’occuper de toi », « de gros câlins », un vocabulaire inapproprié avec une victime en pleine adolescence, en échange de bons points. « Je baisse les notes, je vais les augmenter, ça ne fait pas un peu prédateur ? » s’est interrogée la présidente. 

L’enseignant de 56 ans a répondu qu’il « n’avait à ce moment aucune arrières pensées et qu’il ne comptait pas aller plus loin », lui-même ne comprend pas son attitude et regrette amèrement. L’expert psychiatre n’a décelé aucune pathologie notamment sexuelle chez l’individu. Même si ce dernier a avoué, qu'il était dans une mauvaise passe à l’époque par rapport à sa situation personnelle. « Dans toutes les affaires d’abus, il y a le pacte du secret » a indiqué le parquet, l’homme aurait d’ailleurs par la suite demandé à l’élève d’effacer les conversations. 

« Lorsqu’on est en charge de l’éducation, on est plus qu’un adulte ordinaire » a-t-il ajouté. Il a requis 8 mois de prison avec sursis en guise d’avertissement. Le tribunal est allé au-delà en prononçant 12 mois avec sursis probatoire, inscription au fichier et interdiction d’exercer une activité en lien avec des mineurs, pendant une période de 10 ans.

Écoutez Maître Daïna Desbonnes, avocate du prévenu qui parle d’un moment "d’égarement" : 

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