Un SDF condamné après une série de vols pour financer sa consommation de drogue et d’alcool

Par 17/03/2026 - 06:25 • Mis à jour le 17/03/2026 - 10:18

Dix-sept victimes et plusieurs dizaines de vols dans des véhicules entre Les Abymes et Baie-Mahault : un homme de 43 ans a été jugé ce lundi (16 mars) au tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre.

    Un SDF condamné après une série de vols pour financer sa consommation de drogue et d’alcool

À la barre du tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre, ce lundi 16 mars, Yohann, 43 ans, n’a rien contesté. Pendant près de deux mois, il a multiplié les vols dans des véhicules stationnés entre Les Abymes et Baie-Mahault.

Son mode opératoire est toujours le même : briser les vitres pour s’emparer de tout ce qui peut être revendu. Ordinateurs, téléphones, lunettes, cartes bancaires, mais aussi des produits alimentaires comme du lambi ou de la bière, notamment au centre commercial de Destrelland.

Face aux juges, il a reconnu les faits : « Je m’excuse… Je revendais pour acheter de la drogue et de l’alcool. Sans réfléchir aux conséquences. »

Une descente aux enfers personnelle

Installé en Guadeloupe depuis quatre ans, cet homme originaire de Haute-Savoie a évoqué un parcours marqué par des difficultés personnelles. Il explique avoir perdu sa pizzeria à Saint-François après la fin de son bail, puis sa compagne. Sans ressources, il en est venu à vivre dans sa voiture, avant que celle-ci ne soit également volée.

À l’audience, plusieurs victimes ont témoigné de l’impact de ces faits. Certaines évoquent un sentiment d’insécurité persistant. Ils racontent avoir développé des troubles du sommeil.

Une mère de famille a notamment témoigné du traumatisme vécu par ses deux enfants de 4 ans, après la découverte de leur voiture fracturée lors d’une sortie familiale.

Une peine aménagée

Pour le procureur, les 27 infractions recensées restent graves, mais la situation du prévenu laisse entrevoir une possibilité de réinsertion.

Le tribunal a finalement condamné Yohann à 12 mois de prison avec un sursis probatoire de deux ans. Il devra également effectuer six mois en semi-liberté dans le cadre d’un chantier d’insertion agricole.


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