Un Abymien condamné à un an de prison ferme pour avoir bravé une interdiction d'approcher son ex-compagne

Par 21/02/2026 - 07:30

Condamné à un an de prison ferme, un homme de 37 ans a été sanctionné ce vendredi 20 février pour s'être introduit chez son ex-compagne aux Abymes malgré une interdiction de l'approcher. L'individu, interpellé au taser par la police le jour de Noël, a nié les faits à l'audience, au tribunal judiciaire de Pointe-à-Pitre.

    Un Abymien condamné à un an de prison ferme pour avoir bravé une interdiction d'approcher son ex-compagne

Ce vendredi 20 février, Thomas, un Abymien de 37 ans jugé en comparution immédiate au Tribunal Judiciaire de Pointe-à-Pitre, a été condamné à un an de prison ferme. Le tribunal lui a également signifié l'interdiction d’approcher Sophie (le prénom a été changé), son ex-compagne durant trois ans.

Un interdit judiciaire bafoué

Alors que la justice lui avait déjà défendu d’entrer en contact avec la jeune femme, il n'a pas hésité à s’introduire chez elle le jour de Noël. Totalement ivre et affirmant vouloir renouer avec son "amour perdu", l’homme a dû être sorti de force par la police.

Fraîchement sorti de prison, Thomas s'est rendu chez Sophie pour tenter de « recoller les morceaux ». Pourtant, après seulement un an de relation marquée par des violences conjugales répétées, leur histoire s'était déjà soldée par un premier séjour derrière les barreaux, avec l'interdiction formelle d'approcher son ex-compagne ou de se rendre à son domicile.

Vingt mois requis pour un « acte d'amour »

En plein jour de Noël, le trentenaire, schizophrène et en rupture de soins, a bravé les interdits. Le trentenaire a enjambé le balcon, a attrapé violemment son ex-compagne sous les yeux de sa fille et a tenté de se retrancher dans une chambre en menaçant de se suicider.

C’est finalement sa sœur qui est intervenue juste avant les policiers, obligés d’employer la force avec un taser pour l’appréhender.Vêtu d'un simple débardeur et d'un slip, Thomas, fortement alcoolisé, avait alors été placé en garde à vue puis en détention provisoire.

Ce vendredi 20 février, à l’audience, le prévenu a accusé Sophie d’être une personne "toxique, agressive et surtout menteuse". Un argument inacceptable pour le parquet, qui y voit la configuration d'un potentiel féminicide et a requis la révocation de son sursis précédent, soit 20 mois ferme au total.

Une peine jugée trop sévère par Me Jean-Claude Beauzor, l’avocat du prévenu. Il plaide l'acte d’amour, précisant que la victime aurait elle-même envoyé sa localisation et invité son client à déjeuner. Moins sévères que les réquisitions, les juges ont finalement condamné Thomas à un an ferme, sous le regard attristé de sa famille.


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