Reconnu coupable de viols sur mineures et d'agressions sexuelles, il est condamné à 10 ans de réclusion criminelle

Par 12/12/2025 - 17:04 • Mis à jour le 12/12/2025 - 17:14

Les magistrats professionnels de la cour criminelle départementale ont condamné à 10 ans de réclusion criminelle, un homme de 25 ans pour des viols et des agressions sexuelles commis sur des jeunes femmes mineures et majeures.

    Reconnu coupable de viols sur mineures et d'agressions sexuelles, il est condamné à 10 ans de réclusion criminelle

Coupable de viols sur deux mineures de plus de 15 ans et d'agressions sexuelles sur une mineure de plus de 15 ans et sur une jeune majeure. Voici le verdict prononcé par les magistrats de la cour criminelle départementale.

Pour ces faits niés en bloc par l'accusé mais retenus intégralement par la cour, le jeune condamné qui n'avait que 18 ans lorsqu'ils ont débuté et jusqu'à 20 ans lorsqu'ils se sont poursuivis, celui qui est aujourd'hui âgé de 25 ans, a été condamné à 10 ans de réclusion criminelle.

Un accusé qui est tombé de haut lorsque le verdict a été prononcé. 

Hier déjà, il avait eu un aperçu de ce qui l'attendait après les réquisitions de l'avocate générale qui avait réclamé 12 ans de réclusion sur les 15 qu'il encourait. 

Le début de la reconstruction

Ce midi, il a été confronté à une triste réalité : devoir assumer ce qu'il avait provoqué et réalisé en dépit du refus de ses victimes.

Le jeune homme a donc été désavoué et sa parole n'a pas du tout pesé face aux déclarations de 4 jeunes filles qui ne se connaissaient pas et ne s'étaient pas, non plus, concertées. 

Deux des quatre victimes ont assisté à tout le procès. Une troisième a été auditionné en visio-conférence. Quant à la 4e, elle a voulu rester dans l'ombre, ayant peur que sa famille n'apprenne ce qui lui était arrivée.

La cour comme l'avocate générale et les 2 avocates des parties civiles ont malgré tout souligné et retenu le courage de ces 4 jeunes filles, désormais 4 jeunes femmes qui vont, désormais, pouvoir, enfin débuter leur reconstruction, soulagées de leur reconnaissance par la justice de leur état de victimes.

Réactions

Maître Rebecca Dorsile, avocate d'une victime, se satisfait du verdict malgré le temps long de la procédure :

Il n'y a pas de honte à avoir. La honte, elle est dans l'autre camp. Ma cliente n'y croyait plus. C'est extrêmement long. Elle a mis sa vie en pause à cause de tout ça. Mais à choisir, je préfère que ça soit long, mais qu'il y ait une décision qui soit rendue plutôt qu'il n'y ait pas de décision de culpabilité rendue dans ce genre de dossier. Et donc là, j'ose espérer qu'après ces trois jours de procès, elles pourront continuer, poursuivre leur vie. C'est une forme d'arrêt. La vie n'est plus la même quand on est victime de violences sexuelles. Il y a des traumatismes. Le traumatisme, c'est quelque chose qui est très personnel et ce n'est pas parce qu'on sourit à l'extérieur qu'à l'intérieur, on n'est pas détruit

Maître Sandra Chonkel, avocate d'une des victimes, ne nie pas les émotions que l'on peut ressentir lors de ce type d'audiences :

On est avocat, mais on est surtout humain. Et bien au contraire, il faut utiliser ces émotions pour faire passer le message, faire passer la voix, pour transpercer finalement toutes ces barrières. Et puis, au-delà de ça, nous ne sommes pas professionnels de santé, certes, mais quand le client nous confie son dossier, il nous confie sa vie, ce sont des faits qui sont très graves, qui laissent une marque, un traumatisme, toute une vie, finalement. Donc non, non, non, c'est très important d'écouter ces émotions. Et grâce à cette empathie, grâce à cette sensibilité, ça nous permet d'accompagner humainement les victimes, quels que soient les faits, là, en l'occurrence d'agressions et de viols. Non, non, c'est important


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