Municipales 2026 : le Tribunal administratif étudie les recours de Pointe-Noire, Gourbeyre et du Moule
Alors que le Tribunal administratif de la Guadeloupe examine les premiers recours concernant les communes de Pointe-Noire, Gourbeyre et Le Moule, la bataille juridique post-municipales ne fait que commencer. Les avocats plaident pour un durcissement des sanctions.
Les élections municipales et communautaires 2026 ne semblent pas totalement et définitivement terminées.
Trois recours étaient étudiés ce mardi 2 juin à Basse-Terre par le Tribunal Administratif de la Guadeloupe : ceux de Pointe-Noire, Gourbeyre et du Moule.
Des scrutins sous la loupe
Pour les deux premiers, le Rapporteur Public a demandé au tribunal de rejeter les griefs portés respectivement par le candidat Jean-Charles et la candidate Civis.
Pour le troisième, il a été préconisé que le déféré du Préfet soit acté concernant la répartition corrigée des sièges communautaires à attribuer à la commune du Moule.
Les trois jugements ont été mis en délibéré à mardi prochain (9 juin), mais dès ce jeudi 4 juin, plusieurs autres dossiers arriveront devant le Tribunal Administratif.
Ceux-ci concernent des recours pour les communes Grand-Bourg et Saint-Louis de Marie-Galante et Petit-Canal.
Les avis des parties concernées dans le dossier de la commune de Pointe-Noire.
"Assainir les mœurs électorales"
L'avocat Me Ernest Daninthe défendait le candidat Jean-Charles, qui réclame l'annulation du scrutin municipal à Pointe-Noire, alors que plus de 1 200 voix le séparaient du vainqueur :
Il est temps d'assainir définitivement les mœurs électorales. La juridiction administrative de la Guadeloupe a déjà accompli d'importants efforts en ce sens, mais il faut aller encore plus loin pour sanctionner des agissements désormais plus subtils, bien que toujours aussi graves. Dès lors, la seule sanction juste reste l'annulation. C'est la décision que nous sollicitons pour Pointe-Noire, et que nous demanderons très prochainement pour d'autres communes. Notre motivation profonde repose uniquement sur le respect de la loi. La législation a été votée, mais malheureusement, certains candidats, et généralement des maires sortants, la transgressent délibérément en profitant des moyens publics et des outils de leur collectivité pour faire campagne, notamment à travers leur compte Facebook. Il est crucial de mettre un terme à ces pratiques, et nous comptons sur une évolution de la jurisprudence pour y parvenir, de la même manière que nous avons su, par le passé, éradiquer le brigandage électoral.
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