Le meurtrier de Séverine Rambhojan condamné à 19 ans de réclusion criminelle pour meurtre

Par 28/06/2023 - 11:52

Mineur au moment des faits, le meurtrier a été reconnu coupable hier soir par la cour d'assises. L'assassinat n'a pas été retenu.

    Le meurtrier de Séverine Rambhojan condamné à 19 ans de réclusion criminelle pour meurtre

Le 24 février 2021, à Wonch Baie-Mahault, Séverine Rambhojan, 35 ans, était tuée d'un coup de couteau de cuisine à la gorge.
Son meurtrier, un mineur de 17 ans qui avait des visées sur elle et qui avait déjà pénétré dans la maison de la victime à plusieurs reprises.

C'est le compagnon de cette dernière, mère d'une fille de 8 ans, qui allait découvrir le soir vers 18 heures, le corps de la malheureuse, tuée depuis le matin alors qu'elle n'avait pas pu arriver à son travail ce jour là. Coincée par des barrages routiers, elle avait dû faire demi tour. 

Hier soir, l'accusé a été reconnu coupable de meurtre et non de l'assassinat pour lequel il était poursuivi et il a, aussi, bénéficié de l'excuse de minorité. Il a été condamné à 19 années de réclusion criminelle alors que l'avocat général avait requis 22.

Réactions

Laurence, la petite soeur de Séverine a trouvé le courage pour témoigner en hommage et à la mémoire de son aînée. Un témoignage sous forme de message plein de bon sens, d'humanité et de lucidité.

"Malheureusement ma soeur a été victime d'un acte pour lequel nous n'avons pas eu de réponse. J'appelle à la sensibilisation pour prévenir ce genre de geste parce que si on avait pu déceler les soucis que ce jeune homme avait, on aurait pu éviter ce drame et ma soeur serait debout à mes côtés", dit Laurence. "Notre vie s'est arrêtée ce jour là", ajoute-t-elle.

Du côté de la défense, tout en saluant avec beaucoup de respect la mémoire de la victime et le courage de sa famille, on se dit quelque peu soulagée, malgré les 19 ans écopés, que le crime ait été requalifié à la baisse, passant d'assassinat à meurtre, et que l'excuse de minorité ait été retenue.

"C'est une affaire d'une particulière gravité. Une personne est décédée dans des circonstances atroces. La peine me semble justifiée au regard de la gravité des faits. On se battait surtout pour une question de principe. On ne pouvait pas parler d'assassinat dans ce dossier et on ne pouvait pas écarté l'excuse de minorité parce que quelque chose dans sa personnalité permettait de démontrer qu'il était différent des autres", a commenté Maître Babacar Diallo, l'avocat du condamné.


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