Jusqu’à 10 ans de prison requis contre quatre jeunes jugés pour vols à main armée
Le ministère public a requis ce mardi (12 mai) des peines allant de 8 à 10 ans de prison contre quatre jeunes hommes jugés devant la cour criminelle départementale pour tentative de vol et vol à main armée à Capesterre-Belle-Eau. Les faits remontent à février 2024 et ont visé deux familles, dont une femme âgée de 89 ans.
Le procès des quatre accusés se poursuit devant la cour criminelle départementale. Le ministère public a requis hier (12 mai) des peines de 10 ans d’emprisonnement pour les deux accusés les plus âgés, déjà connus de la justice, et 8 ans pour les deux autres prévenus.
Les quatre jeunes hommes, âgés de 21 et 24 ans, sont poursuivis pour tentative de vol et vol à main armée commis en février 2024 à Capesterre-Belle-Eau. Selon l’accusation, ils auraient ciblé deux familles alors qu’ils étaient armés et cagoulés.
Deux attaques en février 2024
Les faits se sont déroulés les 19 et 28 février 2024 dans les secteurs de Carangaise et Changy. Lors de la première tentative, les accusés seraient repartis sans butin. Quelques jours plus tard, lors d’une seconde intrusion, une somme de 1 000 euros en espèces aurait été dérobée.
Certains accusés seraient restés dans le véhicule pendant que d’autres faisaient le guet ou pénétraient dans les habitations.
Même si aucun coup de feu n’a été tiré et qu’aucune violence physique n’a été commise, l’apparition des individus armés et cagoulés aurait profondément choqué les victimes, dont une femme âgée de 89 ans. Le ministère public estime que les faits ont porté atteinte à l’intégrité psychologique des victimes et créé un trouble important à l’ordre public.
La défense conteste la sévérité des peines
Les avocats de la défense, maîtres Bourjac, Calvaire, Chipan et Lapin, jugent les réquisitions excessives.
Ils comptent plaider ce mercredi pour demander l’acquittement de l’un des accusés ainsi que des peines plus légères pour les trois autres, en insistant sur les rôles différents de chacun dans les faits reprochés.
La défense estime également que cette affaire aurait pu être jugée devant un tribunal correctionnel plutôt qu’en cour criminelle départementale. Le verdict est attendu cet après-midi.
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