Interpellé avec une arme de guerre par la police à Grand-Camp

Par 26/03/2026 - 06:00

Il avait été interpellé à Grand-Camp samedi dernier, après un violent braquage en réunion à Bergevin. Mais faute d’élément permettant de l’impliquer, il comparaissait hier mercredi (25 mars) pour la détention d’arme de guerre sur la voie publique. Déjà connu pour des attaques médiatisées par le passé, le prévenu de 25 ans seulement a écopé de 38 mois de prison au total avec maintien en détention.

    Interpellé avec une arme de guerre par la police à Grand-Camp
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Samedi dernier vers 17h, l’alerte est donnée après l’attaque commise par 3 individus visant le magasin « Bureau Vallée » de Bergevin. Les patrouilles de police se mettent immédiatement à la recherche de la bande. L’équipage de la BAC (Brigade Anti-Criminalité) repère un suspect qui correspond au signalement, du côté de la résidence « Wu Tang Park » à Grand-Camp. 

Une arme de guerre catégorie A

Le jeune homme se met à courir et après une longue et difficile course-poursuite, il est finalement interpellé dans un immeuble désaffecté. Sauf que les agents ont remarqué que le fuyard s’est débarrassé de clés. Celles correspondant à une voiture stationnée. À l’intérieur, les policiers  découvre un Glock muni d’un sélecteur permettant les tirs en rafale, ce qui en fait une arme de catégorie A, soit de guerre. Strictement interdite sauf pour l’armée.

Déjà connu pour des braquages audacieux 

Des munitions et du cannabis sont également saisis. Rien n’a permis de le relier au braquage survenu avant. Mis hors de cause, l'intéressé n’était jugé que pour le pistolet modifié. Déjà connu pour le braquage d’une bijouterie en plein Destreland et d’un bureau de change pointois il y a quelques années, Carel C. âgé de 25 ans, a expliqué que c’était pour se défendre car il se fait souvent agresser. 

3 armes à feu en un week-end

Le président Puel a indiqué que ce type d'arme fait encourir la perpétuité au USA vu sa dangerosité. « Il a le casier d’un auteur, pas d’une victime » a souligné le Parquet qui a rappelé que 3 armes à feu ont été confisquées en Guadeloupe, rien que le week-end dernier. Les juges ont prononcé 30 mois de prison ferme et révocation d’un précédent sursis de 8 mois.

Pour Maître Maximilien Amégée, avocat du prévenu, cette circulation massive d'armes chez nous est inquiétante. Il faut prendre des mesures urgentes :

Ça m'évoque de la tristesse. Détenir une arme pour se protéger en cas d'agression n'est pas la bonne solution. Et si tout le monde faisait cela, on se retrouverait dans une situation de guerre. Il faut un travail d'information et d'éducation. Informer, sensibiliser dans le sens d'un désarmement. Ça devient urgent. Chaque semaine, on voit la mort d'une personne morte gratuitement. Le service militaire, je regrette beaucoup. J'en étais nostalgique dans ma plaidoirie. On avait un enseignement, aujourd'hui, l'excitation d'avoir une arme, les rend virils. Mais quand on a fait l'armée, on est satisfait d'avoir connu un métier d'armes pour savoir ce que c'est vraiment, ça venait compléter l'éducation. Qu'est-ce que vous voulez ? Il faut que les politiques pensent à ce problème parce qu'il n'est jamais trop tard. Il y a demain, plus à inventer qu'aujourd'hui.

 


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