Deux jeunes condamnés par le tribunal de Pointe-à-Pitre pour trafic de drogue par drone à Fond-Sarail

Par 17/02/2026 - 11:46

Le tribunal judiciaire de Pointe-à-Pitre a condamné, ce lundi 16 février, deux jeunes de 20 et 21 ans interpellés en flagrant délit de livraison par drone. En quatre mois, ce ne sont pas moins de 154 paquets illicites qui ont été parachutés dans l'enceinte pénitencière.

    Deux jeunes condamnés par le tribunal de Pointe-à-Pitre pour trafic de drogue par drone à Fond-Sarail

Les syndicats pénitentiaires avaient déjà tiré la sonnette d'alarme. Ce lundi 16 février 2026, le tribunal judiciaire de Pointe-à-Pitre a condamné deux hommes interpellés en flagrant délit pour avoir introduit de la drogue dans l'enceinte de la prison de Fond-Sarail (Baie-Mahault) à l'aide de drones.

154 paquets livrés en quatre mois

Ces livraisons illicites s'étaient répétées au cours des quatre derniers mois. Les prévenus, deux jeunes de 20 et 21 ans au casier judiciaire vierge, se sont laissé entraîner par l'appât du gain, sans mesurer la gravité des répercussions sur la vie carcérale au centre pénitentiaire de Baie-Mahault.

L'interpellation a eu lieu le 13 février dernier. Les gendarmes, après avoir repéré l'un des engins, l'ont suivi jusqu'au pilote. Sur place, les militaires ont saisi près d'un demi-kilo de cannabis, une manette de PlayStation et de l'alcool, le tout conditionné et prêt à être expédié par voie aérienne. Au total, deux drones ont été saisis durant l'enquête.

L'analyse des données de vol a révélé l'ampleur du trafic : 27 missions nocturnes ont été effectuées entre novembre 2025 et février 2026, permettant la livraison de 154 paquets à l'intérieur de la prison.

Un mode opératoire inquiétant

Les auditions des prévenus ont mis en lumière un réseau bien organisé. Contacté via des réseaux sociaux via des comptes anonymes, les opérations auraient été commandité par un homme basé à Montpellier menant un véritable business sur la livraison par drone dans plusieurs prisons de France.

Ce dernier aurait fait le déplacement en Guadeloupe pour remettre en main propre les deux drones utilisés démontrant les moyens importants employé pour mener à bien ce business illégal.

Si les deux prévenus ont cependant affirmé ne connaître son identité, ils ont tous les deux étés condamné à la même peine : deux ans de prison dont un an assortis du sursis probatoire pendant deux ans, avec maintien en détention en attendant leur aménagement de peine sous la forme de bracelets électroniques.


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