Des atteintes sexuelles sur mineures au tribunal

Par • Mis à jour le 15/06/2018 - 06:09

L’audience correctionnelle de ce jeudi était marquée par deux affaires d’atteinte sexuelle sur des mineures de moins de 15 ans. L’une à Saint-François, l’autre au Moule l’an passé. A chaque fois, des jeunes filles très jeunes qui entretenaient des rapports, parfois accompagnés de violences, avec des hommes adultes. Selon leurs antécédents judiciaires et les circonstances, les prévenus ont écopé de peines fermes ou avec sursis.

    Des atteintes sexuelles sur mineures au tribunal

Dans la première affaire, un homme de 22 ans était poursuivi pour avoir entre avril et octobre dernier, entretenu une relation avec une jeune fille de seulement 11 ans et quelques mois. C’est sa mère qui s’en est aperçue à terme, lorsqu'un bébé est né de cette liaison. Choquée elle a donc porté l’affaire devant les autorités. Le prévenu en situation irrégulière a quand même indiqué qu’il comptait s’occuper de l’enfant. Il est prêt à donner de l’argent pour subvenir à ses besoins. Le père de la fille, très remonté à l’audience, a réclamé justice. Pour l’avocat de la défense, il est fréquent en Haïti que des adolescentes accouchent tôt. Le physique des protagonistes a d’ailleurs joué un rôle : elle semble plus mature, lui plus jeune. Le tribunal a prononcé 1 an de prison avec sursis.

Autre relation interdite mais avec violences

Dans le second dossier, une jeune fille de seulement 14 ans avait été frappée au Moule par son petit ami de 29 ans. Des coups et projection sur les murs, résultat 3 jours d’ITT car ce dernier avait appris qu’elle se prostituait en cachette. En fugue, l’adolescente était en effet hébergée par des connaissances masculines, qui à priori se faisaient payer en nature pour ce service. Le prévenu bien plus âgé, ne l’a pas accepté. Jugé par défaut, ce récidiviste a écopé de 18 mois de prison ferme avec par ailleurs une inscription au fichier des délinquants sexuels pour sa relation intime interdite avec la victime.

*Afin de garantir l'anonymat des jeunes victimes, les noms des prévenus ne peuvent être dévoilés.