Déjà connu de la justice, il agresse une touriste dans un bungalow à Sainte-Anne
Un homme était jugé hier (19 janvier 2026) en comparution immédiate pour une agression d’une extrême violence à Sainte-Anne. Vendredi dernier, il avait agressé une touriste canadienne dans chambre. Il était pourtant sous le coup d'une interdiction de paraître dans la commune.
Il est 17h43, vendredi dernier, à Sainte-Anne. Dans un bungalow, une femme sort de la douche. La porte du logement n'est pas verrouillée.
La touriste canadienne découvre alors qu'un homme s'est introduit à l'intérieur du bungalow. Agressée et menacée, la victime est parvenue à s’enfuir mais reste profondément marquée selon son compagnon présent à l'audience.
"Elle a pris perpétuité sur les souvenirs. Elle avait son odeur sur elle. Ce sont des bombes à retardement", a-t-il déclaré à l'audience, évoquant aussi la consommation de stupéfiants dans le quartier.
Jugé en comparution immédiate, l’homme est déjà bien connu de la justice. Lors d'une précédente affaire, il a été condamné à une interdiction de paraître dans la commune.
"La rue crée des monstres"
Face au tribunal, la défense a plaidé l’histoire d’un homme brisé par la rue. Après la perte de sa mère, il s'est retrouvé dans cet univers dès l’adolescence.
"La rue crée des monstres, mais on a avant tout une personne humaine qu’il faut accompagner", a insisté son avocate.
Suffisant pour atténuer les charges retenues contre le prévenu ? Rien n'est moins sûr d'autant que d'autres témoignages ont accablé l'agresseur.
Témoignage accablant
Lors du procès, une voisine est venue raconter son quotidien dans la peur. Elle a expliqué avoir vu le prévenu rôder dans le secteur, reconnaître les voitures, revenir sans cesse voler des objets de valeur.
"C’est une torture de vivre sur le qui-vive. J’ai peur qu’il s’en prenne à moi quand il sortira", a-t-elle confié avant de formuler un souhait : qu’il ne puisse plus revenir à Sainte-Anne.
Une requête entendue par le tribunal qui a condamné l'homme de 25 ans à trois ans de prison ferme avec maintien en détention. Une peine assortie d'une nouvelle interdiction de paraître dans la commune.
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