Déjà connu de la justice, il agresse une touriste dans un bungalow à Sainte-Anne

Par 20/01/2026 - 05:56 • Mis à jour le 20/01/2026 - 18:43

Un homme était jugé hier (19 janvier 2026) en comparution immédiate pour une agression d’une extrême violence à Sainte-Anne. Vendredi dernier, il avait agressé une touriste canadienne dans chambre. Il était pourtant sous le coup d'une interdiction de paraître dans la commune.

    Déjà connu de la justice, il agresse une touriste dans un bungalow à Sainte-Anne

Il est 17h43, vendredi dernier, à Sainte-Anne. Dans un bungalow, une femme sort de la douche. La porte du logement n'est pas verrouillée.

La touriste canadienne découvre alors qu'un homme s'est introduit à l'intérieur du bungalow. Agressée et menacée, la victime est parvenue à s’enfuir mais reste profondément marquée selon son compagnon présent à l'audience.

"Elle a pris perpétuité sur les souvenirs. Elle avait son odeur sur elle. Ce sont des bombes à retardement", a-t-il déclaré à l'audience, évoquant aussi la consommation de stupéfiants dans le quartier.

Jugé en comparution immédiate, l’homme est déjà bien connu de la justice. Lors d'une précédente affaire, il a été condamné à une interdiction de paraître dans la commune.

"La rue crée des monstres"

Face au tribunal, la défense a plaidé l’histoire d’un homme brisé par la rue. Après la perte de sa mère, il s'est retrouvé dans cet univers dès l’adolescence.

"La rue crée des monstres, mais on a avant tout une personne humaine qu’il faut accompagner", a insisté son avocate.

Suffisant pour atténuer les charges retenues contre le prévenu ? Rien n'est moins sûr d'autant que d'autres témoignages ont accablé l'agresseur.

Témoignage accablant

Lors du procès, une voisine est venue raconter son quotidien dans la peur. Elle a expliqué avoir vu le prévenu rôder dans le secteur, reconnaître les voitures, revenir sans cesse voler des objets de valeur.

"C’est une torture de vivre sur le qui-vive. J’ai peur qu’il s’en prenne à moi quand il sortira", a-t-elle confié avant de formuler un souhait : qu’il ne puisse plus revenir à Sainte-Anne.

 Une requête entendue par le tribunal qui a condamné l'homme de 25 ans à trois ans de prison ferme avec maintien en détention. Une peine assortie d'une nouvelle interdiction de paraître dans la commune.


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