Bruno Pierrepont relaxé pour trafic d'influence mais condamné pour soustraction de bien public
Le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre a rendu sa décision dans le procès du directeur général des services de Cap Excellence. Il écope d'une forte amende et d'une interdiction d'exercer dans le fonction publique mais est relaxé pour une partie des faits qui lui étaient reprochés.
Pas de peine de prison pour Bruno Pierrepont mais des sanctions assez lourdes. L'actuel directeur général des services de Cap Excellence a été reconnu coupable de soustraction, détournement ou destruction de bien public.
Il écope d'une amende de 60 000 euros, d'une interdiction de 3 ans d'exercer dans la fonction publique et d'une peine d'inéligibilité de 5 ans. Des peines pour lesquelles l'exécution provisoire n'a pas été retenu par le tribunal. En cas d'appel du jugement, Bruno Pierrepont pourrait donc continuer à exercer ses fonctions.
Le fonctionnaire a par ailleurs été relaxé concernant les faits de trafic d'influence passif.
Son co-prévenu, Olivier Falla, entrepreneur du BTP, a quant à lui été totalement relaxé.
Un local suspect
Les deux hommes étaient poursuivis pour le financement et l'utilisation d'un appartement aux Abymes entre 2016 et 2025. Un local qui a d'abord accueilli une association fondé par Bruno Pierrepont puis ce dernier en personne. Les soupçons portaient notamment sur le paiement du loyer et la rénovation du local qui aurait été financé par l'entrepreneur en échange de marchés publics.
Des soupçons qui n'ont visiblement pas été suffisamment étayés par l'accusation au regard des relaxes prononcées en faveur des prévenus. Pour rappel, en décembre dernier, le procureur avait requis pour chacun des prévenus 1 an de prison avec sursis, 200 000 euros d'amende et 5 ans d'inéligibilité, d'interdiction de gestion et de fonction publique.
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