Avec 60 procès et 1 600 heures d'audience, le marathon judiciaire de 2026 est lancé à Basse-Terre
Confrontée à un important stock de dossiers, la Cour d’assises de Guadeloupe s'engage dans une véritable course contre la montre. Avec 200 journées d’audience programmées et un rythme de condamnations déjà soutenu, l’institution judiciaire se mobilise pour résorber les affaires de sang et de mœurs qui marquent l'archipel guadeloupéen.
C'est un rythme soutenu à la Cour d’assises de Basse-Terre. Depuis le début de l’année 2026, sept procès ont déjà été jugés en un peu plus d’un mois. Assassinats, meurtres, vols à main armée ou encore viols : les affaires criminelles vont s’enchaîner tout au long de l’année. L'objectif : résorber le stock de dossiers en attente.
Un calendrier chargé
L'année judiciaire 2026 s'annonce particulièrement dense avec un stock de soixante procès à traiter, hors périodes de vacances scolaires. Ce calendrier chargé se répartit entre des affaires de sang, qui représentent les deux tiers des dossiers, et des affaires de mœurs pour le tiers restant. Ce véritable marathon judiciaire mobilise simultanément la Cour d’assises de Basse-Terre, la Cour criminelle départementale, la Cour d’assises des mineurs et la Cour d’appel.
Le bilan des sept premiers procès programmés témoigne déjà de cette intensité. Six d'entre eux ont abouti à des condamnations fermes, tandis qu'un seul a été renvoyé. Au total, huit individus ont été reconnus coupables, cumulant 112 années de prison. Cela représente une moyenne de quinze ans et trois mois de réclusion criminelle par condamné. Sur le plan des procédures, trois dossiers repartent déjà en appel, deux à l'initiative des condamnés et un à la demande du Parquet général.
Pour mener à bien cette mission, les magistrats, jurés populaires, avocats et greffiers doivent se préparer à assurer 200 journées d'audience, soit environ 1 600 heures de débats. Cet effort colossal représente un coût majeur pour la société, tant sur le plan financier que physique et moral. Au-delà du prix des crimes commis, la collectivité doit assumer la charge de la détention ainsi que les investissements nécessaires à la prévention.
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