Aux assises, Kévin Tai Mahomet reconnaît avoir visé la tête de William Bogat

Par 20/01/2026 - 06:41

La première demi-journée du procès de Kévin Tai Mahomet a livré de nombreux enseignements. Ce mardi (20 janvier 2026), plusieurs experts seront entendus par la cour d'assises de Basse-Terre. Ils devraient tous confirmer une thèse : l'accusé a tiré pour tuer.

    Aux assises, Kévin Tai Mahomet reconnaît avoir visé la tête de William Bogat

A la question de savoir si son intention était de tuer la victime, Kévin Tai Mahomet aurait répondu aux enquêteurs :"pas forcément mais vu là où je l'ai touché, c'était obligé".

Une lucidité qui traduit une évidence et qui correspond aux déclarations hier du directeur d'enquête. Des déclarations qui seront sans doute confirmée aujourd'hui par le rapport de l'expert en balistique et celui du médecin légiste. 

Kévin Tai Mahomet a reconnu avoir visé la tête. Ses deux tirs ne sont pas accidentels. 

Le médecin légiste viendra dire que l'autopsie a permis d'établir que le traumatisme balistique était au-delà de toute ressource thérapeutique. D'où la conclusion que l'homicide était démontré.

Un fusil déjà chargé

S'agissant de la préméditation, l'accusé a avoué aux enquêteurs être allé chercher son fusil de chasse qui était chargé et avoir cherché William Bogat avant de tirer sur lui.   

Deux tirs en représailles de deux gifles que l'accusé aurait reçu de sa victime. Un geste qui pourrait apparaître, viendra dire l'expert psychiatre, comme réactionnel et circonstanciel, dans l'immédiateté aux conséquences mal anticipées. 

Un geste que l'accusé explique par le sentiment d'avoir été menacé et de s'être senti en danger. Il aurait ainsi voulu mettre fin à cette situation.

Deux orphelins

Sauf que le soir des faits, ce 10 mai 2023 à Blachon Lamentin, la victime au volant de sa voiture, n'était pas armée et ne présentait aucun réel danger pour le tireur. Ce dernier en revanche a profité de sa position dominante pour passer à l'acte.

Un acte grave aux conséquences dramatiques que voudrait assumer Kévin Tai Mahomet en reconnaissant sa responsabilité mais aussi en cherchant à l'atténuer par un sentiment de peur.

Des justifications que refusent d'entendre et d'admettre les nombreuses parties civiles à ce procès dont deux jeunes enfants aujourd'hui âgés de 7 et 9 ans. Depuis 3 ans ils sont orphelins. Ils ont définitivement perdu leur père que personne ne pourra remplacer. 


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