La Réunion : la nomination d’un haut gradé hexagonal à la direction de la police nationale fait polémique

Par 19/08/2026 - 17:31

La nomination d'un haut gradé hexagonal à un poste à responsabilités au sein de la direction territoriale de la police nationale fait polémique à la Réunion. Dénoncée par un syndicat mardi (18 août) et relayée dans la presse, les principaux élus locaux montent désormais au créneau pour s'en insurger, car des agents qui étaient déjà en poste sur l'île, et qui ont candidaté, n'ont pas été sélectionnés.

    La Réunion : la nomination d’un haut gradé hexagonal à la direction de la police nationale fait polémique

Les nominations au sein de la fonction publique en Outre-Mer font souvent grincer des dents, mais c'est une véritable fronde qui se joue en ce moment à la Réunion.

Dans le cadre du recrutement d'un nouveau directeur territoriale adjoint de la Police nationale, l'administration a choisi un commissaire divisionnaire en provenance de l'Hexagone : Ugo Pizzo, qui est pour l'instant en poste à Melun en Seine-et-Marne et qui est censé prendre ses fonctions sur l'île le 1er septembre.

Deux candidats locaux écartés 

Sauf qu'il a été révélé par nos confrères d'ImazPress que deux hauts gradés, déjà en poste à la Réunion, et affichant le même niveau de compétence, avaient aussi candidaté mais ont été écartés du processus de recrutement.

De plus, l'un d'eux est d'origine réunionnaise et a suivi exactement le même cursus, au sein de la même promotion, que le commissaire Pizzo. Un choix qui fait bondir les syndicats, notamment la CGT locale qui s'est fendue d'un communiqué hier (mardi 18 août) pour dénoncer cette décision.

"Faire appliquer les ordres venus de Paris" 

ImazPress relate également que le préfet aurait poussé pour que le profil d'un haut fonctionnaire sans lien passé ou présent avec la Réunion soit retenu. Un fonctionnaire de police cité par nos confrères évoque même une volonté de s'appuyer sur « des managers prêts à faire appliquer sans discuter les ordres venus de Paris ».

Depuis ce mercredi (19 août), la polémique prend une tournure politique, puisque les députés Philippe Naillet, Karine Lebon, mais aussi Frédéric Maillot, ainsi que la présidente de Région, Huguette Bello, se sont publiquement exprimés contre cette nomination.

La présidente de l'exécutif a dénoncé “une préférence de l'extérieur” au mépris de la connaissance du territoire.


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