4 accusés sont jugés devant la Cour criminelle départementale pour extorsion avec arme en complicité
Quatre personnes comparaissent depuis hier (5 janvier) devant la Cour criminelle départementale de Guadeloupe pour des faits de vols avec arme, extorsion avec violence et complicité. Les faits se sont déroulés le 15 septembre 2023 à Saint-Claude.
Un rendez-vous “amoureux” qui aurait débouché sur un braquage. Depuis l’ouverture du procès, les débats portent notamment sur la qualification des faits et les responsabilités individuelles dans ce vol avec arme et cette extorsion avec violences.
En cas de condamnation, les accusés encourent une peine maximale de 20 ans de réclusion criminelle.
Les sentiments de la victime utilisés
Selon les éléments présentés à l’audience, le projet aurait été conçu depuis un établissement pénitentiaire. Le plan reposait sur une prétendue relation sentimentale destinée à attirer la victime. Une fois le rendez-vous fixé, celle-ci se serait retrouvée face à deux individus, dont l’un porteur d’une arme de poing.
La victime aurait été menacée, dépossédée d’une bague et d’une chaîne, et contrainte de remettre sa carte bancaire dans une tentative d’extorsion.
Mais un voisin a rapidement compris que la situation était suspecte. Les gendarmes sont donc intervenus et ont interpellé les mis en cause avant qu’ils ne quittent les lieux.
Les principaux exécutants présumés étaient âgés de 20 et 21 ans au moment des faits.
Des situations judiciaires différentes
Parmi les quatre accusés, trois comparaissent détenus. Deux d’entre eux sont placés en détention provisoire depuis le 17 septembre 2023, le troisième depuis le 4 septembre 2024. La quatrième accusée, une jeune femme âgée de 19 ans au moment des faits, comparaît libre sous contrôle judiciaire.
La journée de ce lundi a été consacrée à l’examen de la personnalité des accusés, à l’audition des experts ainsi qu’au directeur d’enquête. Les débats se poursuivront ce mardi 6 janvier avec l’analyse détaillée des faits.
Cette affaire est jugée devant la Cour criminelle départementale en raison de la gravité des faits reprochés, la victime n’ayant pas souhaité une correctionnalisation du dossier, comme l'auraient voulu les quatre accusés.
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