Feu vert pour une maison de naissance à Baie-Mahault

Par 28/11/2015 - 17:55 • Mis à jour le 28/11/2015 - 17:55

Le Journal officiel vient de l’annoncer. Neuf maisons de naissance, structures qui permettent à des femmes d'accoucher sans hospitalisation, ont été retenues pour fonctionner à titre expérimental. L'une d'elles sera située dans la commune de Baie-Mahault.

    Feu vert pour une maison de naissance à Baie-Mahault
Des structures pour les grossesses sans risque L'expérimentation des maisons de naissance, issue d'une proposition de loi de l'UDI, a obtenu le feu vert du Parlement à la fin 2013. Il s'agit de structures tenues par des sages-femmes et à proximité immédiate d'une maternité partenaire, qui assurent le suivi des grossesses et les accouchements. Seules les grossesses sans pathologie particulière sont admises dans ces maisons. Parmi les sites retenus, la société CALM-maison de naissance à Paris ainsi que des associations Premier Cri à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), Maison de naissance Doumaia à Castres (Tarn), La Maison à Grenoble, Le temps de naître à Baie-Mahault (Guadeloupe), Joie de naître à Saint-Paul (La Réunion), Premières heures au monde à Bourgoin-Jallieu (Isère), Maison de naissance Alsace (MANALA) à Sélestat (Bas-Rhin), Un Nid pour naître à Nancy (Meurthe-et-Moselle).

Sous certaines conditions

Selon un décret du 30 juillet 2015 au Journal officiel fixant les règles de fonctionnement, une sage-femme doit être "en mesure de pouvoir intervenir à tout moment, tous les jours de l'année, dans un délai compatible avec l'impératif de sécurité". Par ailleurs "lors des accouchements", deux sages-femmes doivent être présentes dans les locaux, notamment en cas de "situation d'urgence" nécessitant le transfert de la mère et de l'enfant. Enfin, la maison de naissance est tenue d'organiser les dépistages obligatoires pour tous les nouveau-nés (mucoviscidose, hypothyroïdie...) et d'informer la mère sur le dépistage précoce de la surdité permanente néonatale. Une première évaluation de l'expérimentation doit être réalisée par l'agence régionale de santé (ARS) au bout de deux ans de fonctionnement. Si ces structures existent déjà dans de nombreux pays (Allemagne, Suisse, Australie, Italie, Espagne), elles n'avaient jamais été autorisées en France, où elles avaient été évoquées pour la première fois en 1998 par Bernard Kouchner, alors secrétaire d'Etat chargé de la Santé.