Des peines de prison ferme aménageables pour les auteurs d’actes de cruauté sur un chat
Les deux individus interpellés et impliqués dans de graves maltraitances animales étaient présentés en Comparution immédiate mercredi après-midi 19 février. Ils ont écopé de peines de prison ferme aménageables de 6 et 10 mois.
Des plaintes de collectifs dénonçaient des vidéos circulant sur les réseaux, montrant des actes de cruauté extrême notamment sur des chats. Des actes effectués dans le but de les manger a répondu le principal mis en cause âgé de 72 ans. Il a affirmé que sur son île (Haïti), c'était courant et qu’il ne savait pas que c'était interdit ici en Guadeloupe.
Pour les associations animalières parties civiles, Maître Nabila Bélaidouni venue de Paris, ces sanctions sont l'occasion de rappeler les maltraitances trop souvent prises à la légère.
Je crois qu'il y a l'association 30 millions d'amis qui a également fait un signalement, vu la gravité des faits, je pense que le but principal, c'était de montrer que les actes commis par cet individu étaient extrêmement graves. Plus de deux minutes d'un chat qui hurle, qui a été ébouillanté, dépecé, qui a été dépoilé, à qui on a donné des coups de marteau. Et je crois qu'il est important que ces individus comprennent la gravité de leurs faits et surtout que la justice puisse préserver l'image de l'archipel de la Guadeloupe qui est parfois malmenée. Et puisse donner aussi aux citoyens français l'assurance que la cause animale est prise en compte et qu'on n'est pas face à des cas qui sont traités un peu à la légère.
Une cruauté indéniable
Maître Nabila Bélaidouni a dénoncé la stratégie de la défense qui consistait selon à elle à « déplacer le débat ».
J’ai fait des recherches en Haïti, je n’ai pas trouvé sur plusieurs supports de recherche que la consommation des chats était une coutume. On ne reproche pas à ce monsieur de manger des chats, on reproche à ce monsieur la manière qu'il mange des chats, qu'il mange des poules ou qu'il mange des escargots. Ça le regarde. Mais la manière qu'il a eue de procéder infliger de telles souffrances pendant deux minutes 30, ça n'est pas acceptable.
Pour la défense des prévenus Maître Annick Martial, rien dans la loi ne définit la méthode à adopter pour tuer un animal destiné à être mangé.
On parle de cruauté envers les animaux, ce que je peux admettre sans aucune difficulté. Simplement, il faut reconnaître aujourd'hui, quelles que soient nos habitudes alimentaires et nos préférences, quand on se nourrit d'un animal, et bien il y a un passage qui est celui de le faire passer de vie à trépas. Est-Ce que nous avons une manière qui a été édictée par la Loi, qui dise que telle ou telle manière est moins cruelle qu'une autre ? À l'heure actuelle, je n'en ai pas.
6 à 10 mois de prison ferme aménageables
Selon Maître Annick Martial, il est question de tradition culturelle d’un pays à un autre.
Utiliser un marteau pour pouvoir tuer un chat et ensuite l'ébouillanter alors que cet animal semble encore être en vie. On peut être choqué de cela et on peut également être sur le marché quelque part en Asie et constater qu'on déshabille un chat ou qu'on déshabille un chien tout vivant en passant un couteau sous sa gorge et en lui retirant sa peau.
Quoiqu’il en soit, dans ce cas précis, les mis en causes ont écopé de 6 et 10 de prison ferme aménageables.
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