Innovation durable : la recherche s'intéresse aux déchets issus de la transformation du manioc

Par 28/07/2026 - 16:57

Transformer les déchets en nouvelles ressources : c'est tout l'enjeu de la visite effectuée par une délégation de chercheurs à la Bitasyon Tirisyl, située à Capesterre-de-Marie-Galante.

    Innovation durable : la recherche s'intéresse aux déchets issus de la transformation du manioc

Emmenée par Sara Gaspar, professeure de chimie de l'environnement à l'Université des Antilles et directrice adjointe du laboratoire, accompagnée de jeunes chercheurs, la délégation est venue découvrir le fonctionnement de cette entreprise spécialisée dans la transformation du manioc.

Objectif : identifier des pistes de valorisation des sous-produits et des déchets issus de cette activité, tout en sensibilisant la nouvelle génération de scientifiques aux enjeux de l'économie circulaire et du développement durable.

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Pour mieux comprendre les enjeux de cette démarche, les précisions de Christelle Yacou, enseignante-chercheuse en chimie au laboratoire COVACHIM de l'Université des Antilles :


Notre activité première au laboratoire COVACHIM, c'est de valoriser la biomasse. On essaie de valoriser la biomasse pour en faire des matériaux, des molécules pour appliquer dans différents domaines. On s'intéresse particulièrement au manioc et se co-produits associés pour transformer les déchets. On extrait des biomolécules, on peut transformer en charbon actif. On travaille avec des petits échantillons dans nos laboratoires, mais on voudrait voir comment ça se passe sur place, comment on récolte, transforme pour qu’on puisse visualiser comment mieux appréhender la valorisation.

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Pour Sara Gaspar, cette démarche a aussi une vocation pédagogique : susciter chez les jeunes l'envie de s'engager dans la recherche, notamment dans les domaines de la chimie de l'environnement, de la valorisation des déchets et du développement durable :


L'idée, c'est que des jeunes puissent avoir l'envie de réaliser des recherches dans ce domaine, mais aussi arrivent à concevoir de nouveaux produits, que ça soit des matériaux, des biomolécules pour la santé, des molécules en chimie verte, de manière à permettre à ce que nous ayons un développement en Guadeloupe de différentes activités. Je crois que la Guadeloupe doit se tourner vers les possibilités de valorisation à grande échelle, de manière à pouvoir avoir une économie à base de produits locaux et de nos ressources locales.

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Pour Jean-Luc Bordin, responsable de la Bitasyon Tirisyl, la visite du pôle scientifique de l'Université des Antilles est une véritable satisfaction. Une rencontre qui ouvre la voie à de nouvelles perspectives de collaboration entre le monde de la recherche et celui de l'entreprise :


On arrive à un moment important pour la Guadeloupe, sur les aspects environnementaux, mais aussi professionnels, à savoir créer de l'emploi, de la recherche, de la richesse. Aujourd'hui, le pôle de l'UAG, le pôle sciences avec Mme Gaspard, Mme Yacou et l'ensemble de l'équipe, ont choisi l'habitation de Tirisyl afin de mener une journée en immersion. On prend grand plaisir à les accompagner, a aussi inciter la jeunesse, chaque jour, au travers des différentes actions, différentes missions professionnelles que nous avons. C'est un grand plaisir pour nous d'accompagner cette démarche et qui, j'espère, se renouvellera au fil du temps.

Une activité qui devrait trouver sa place. 

À l'échelle mondiale, ce sont près de 55 millions de tonnes d'épluchures de manioc qui sont jetées et abandonnées chaque année.


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