Protection animale : le tribunal donne raison aux associations de défense des oiseaux

Par 04/08/2026 - 10:39 • Mis à jour le 04/08/2026 - 11:15

À la suite d’une requête collective de plusieurs associations, le tribunal administratif de Basse Terre a officiellement suspendu hier (3 août) l’arrêté portant sur la saison de chasse en Guadeloupe et à Saint-Martin concernant plusieurs espèces d’oiseaux.

    Protection animale : le tribunal donne raison aux associations de défense des oiseaux
Bécasseau à poitrine cendrée, pris en photo aux Marais de Port-Louis en Guadeloupe @Anthony Levesque

Nouvelle victoire judiciaire pour les associations de défense des oiseaux. La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), l’Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS), l’Association pour la sauvegarde et la réhabilitation de la faune des Antilles (ASFA), l’Association To-ti-Jon, l’Association des mateurs amicaux des z’oiseaux et de la nature aux Antilles (AMAZONA) et l’Association pour l’étude et la protection de la vie sauvage dans les petites Antilles (AEVA) ont obtenu gain de cause.

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En effet, les organisations demandaient la suspension de l’exécution des arrêtés qui autorisaient la chasse de plusieurs espèces, à savoir : le Pigeon à cou rouge, le Pluvier bronzé, le Bécasseau à poitrine cendrée, le Bécasseau à échasses, le Chevalier semipalmé, le Grand Chevalier à pattes jaunes du gibier d’eau et la Colombe à croissants.

Anthony Levesque, ornithologue fondateur et référent chasse de l’association AMAZONA et représentant du collectif des six associations, se réjouit du résultat :


Ce jugement est tout sauf une surprise. On attaque pour exactement les mêmes raisons depuis des années, parce que la Fédération des chasseurs propose les mêmes choses tous les ans lors de la réunion annuelle avec les administrations, les associations et la Fédération des chasseurs. Donc, comme ils proposent tous les ans à peu près les mêmes choses, il n'y a pas de raison que le jugement soit différent.

 

Lutte et intimidation

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Une cause qu’il défend avec ferveur, malgré le danger que cela peut représenter. Il confie :  

 

Nous recevons malheureusement des menaces. Nous ne sommes absolument pas contre la chasse en tant que telle, mais nous sommes contre les abus. La chasse d'espèces en période de reproduction par exemple, ou des espèces menacées comme les espèces de limicoles, qui sont des oiseaux migrateurs qui viennent de très loin. Il faut dire que ça a été une des rares avancées sur les limicoles, justement, où le préfet avait demandé que la chasse n'ouvre qu'à partir du mois de septembre. On était très satisfait de cette décision, puisque ça permettait de sauver tous les adultes qui sont très importants pour la population, ces oiseaux qui migrent dès le mois de juillet, donc en juillet-août.

L’État doit également verser une somme de 2000 euros aux associations, dans le cadre de l’article qui permet au juge de condamner la partie perdante à rembourser l’autre partie après jugement.

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Les associations rapportent régulièrement des actes de braconnage ciblés sur le littoral (comme l'Anse-Bertrand). Par exemple, des braconniers ont été surpris en train de plumer une dizaine de Grives à pieds jaunes, un oiseau rare et strictement interdit à la chasse.


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