Va-t-on vers un apaisement au sein de la filière pêche en Guadeloupe ?
Alors que plusieurs syndicats de marins pêcheurs sont mobilisés en ce moment pour dénoncer le nouvel arrêté concernant la réglementation de la pêche sur le territoire, Charly Vincent, président du comité régional des pêches de Guadeloupe, a répondu à nos questions dans Parlons vrai ce mardi 18 février.
Face à un nouvel arrêté jugé trop restrictif, les marins pêcheurs montent au créneau depuis plusieurs jours en Guadeloupe. Ils sont vent debout concernant, notamment, des périodes de pêche plus courte, s'agissant du poisson chat, de la langouste ou du lambi. Dans ce contexte, Charly Vincent, président du comité régional des pêches de Guadeloupe, se dit ouvert au dialogue.
Le dialogue avec les marins pêcheurs, nous l'avons tout le temps avec certains syndicats. Aujourd'hui, le dialogue est toujours ouvert. La porte du comité n'est pas fermée, au contraire. Et je suis également très ouvert à toujours discuter. Mais s'il y a des points sur lesquels on ne peut pas être d'accord, il y aura toujours des points. Si on ne peut pas être d'accord, il y a aussi des concessions à faire. On a tous des concessions à faire pour avancer et pour développer ensemble notre territoire.
Pour une coopérative
Parmi les solutions proposées par certains syndicats, une demande de création de coopérative de la pêche a été formulée. Permettant dans l’idéal que le matériel de pêche leur revienne moins cher, et soit exonéré de taxe. Une demande à laquelle le comité de pêche est favorable, mais qui peine à voir le jour faute de moyen.
Nous avons déjà fait cette proposition plusieurs fois en commission de travail qui s'appelle le Mercato. Nous sommes même, nous avons même proposé plusieurs solutions alternatives également avec la CCI. Aujourd'hui, ce n'est pas la faute du comité s'il n'y a pas une coopérative pour démarrer une coopérative, il faut également des fonds des fonds régionaux pour commencer aussi une coopérative. Il faut un modèle qui soit rentable. Aujourd'hui, vous avez plusieurs concurrents sur le territoire et si vous avez une coopérative qui existe pour 600 ou 800 marins, il faut que l'on ait un modèle qui soit rentable.
Écoutez l’intégralité de l’interview menée par Laura Latchan.
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