Vie chère : le rapport de l’Autorité de la concurrence fait réagir le MEDEF en Guadeloupe

Par 13/02/2026 - 11:24 • Mis à jour le 13/02/2026 - 11:46

Dans un rapport publié ce mardi 10 février, l’Autorité de la concurrence estime que les marges de la grande distribution en Martinique sont comparables à celles de l’Hexagone. L’institution attribue la cherté de la vie avant tout aux contraintes structurelles liées à l’insularité, un constat partagé en partie par le MEDEF.

    Vie chère : le rapport de l’Autorité de la concurrence fait réagir le MEDEF en Guadeloupe

Le rapport de l’Autorité de la concurrence sur les prix en Martinique continue de faire réagir en Guadeloupe. Ce mardi 10 février, l’instance a officiellement écarté l'existence de "surmarges" en Martinique, pointant même des profits souvent inférieurs à ceux de l’Hexagone.

Selon ce rapport de l'ADLC, les marges de la grande distribution sont comparables à celles du territoire national. Si elle prône neuf mesures de transparence, l'instance lie avant tout les prix élevés à des coûts structurels.

Le poids de l’insularité sur les coûts

Pour l’Autorité de la concurrence, ce sont surtout les contraintes propres aux territoires insulaires qui expliquent le niveau des prix. Des son côté, le MEDEF (Mouvement des entreprises de France), organisation patronale, assure vouloir agir pour faire baisser les tarifs, mais certaines de ces contraintes structurelles restent particulièrement difficiles à contourner.

Louis Collomb, vice-président du MEDEF, rappelle la réalité géographique qui pèse sur l'économie locale :

Il y a des choses que l'on ne changera jamais. Nous sommes à 7 000 kilomètres de l'Hexagone, et cela restera ainsi. Prenez l'exemple d'une tomate produite à Basse-Terre : il faudra toujours y ajouter, au minimum, le prix du transport vers Pointe-à-Pitre. Une fois ce constat établi, on peut alors chercher des solutions pour effacer, au moins partiellement, ce différentiel de prix qui est tout à fait logique et incontournable. Nous faisons au mieux concernant la structure des prix. 

"Il faudra bien que quelqu'un finance"

Pour le patronnât, cette réduction des prix d'approche doit faire l'objet d'un travail collectif avec les acteurs publics.

S'il est possible d'agir sur le coût d'approche pour acheminer les marchandises, il faudra bien que quelqu'un finance cet effort. Pour baisser le fret, l'intervention de l'État ou des collectivités locales est nécessaire, tout comme une action sur la fiscalité. Nous sommes prêts à identifier les produits sur lesquels baisser les tarifs, mais toute réduction devra être compensée par une hausse ailleurs pour ne pas léser les budgets des communes et de la région. Ces institutions ont besoin de ces recettes pour mener leurs politiques au service des citoyens.


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