Campus de Fouillole : le repas à 1 euro du CROUS désormais généralisé à tous les étudiants

Par 05/05/2026 - 13:23 • Mis à jour le 05/05/2026 - 13:29

Initialement réservé aux boursiers, le tarif solidaire du CROUS s'étend désormais à l'ensemble des étudiants guadeloupéens. Lancée officiellement ce lundi 4 mai, cette mesure vise à garantir l'équité et à lutter contre la précarité alimentaire sur le campus.

    Campus de Fouillole : le repas à 1 euro du CROUS désormais généralisé à tous les étudiants

Manger équilibré avec un budget serré est un défi quotidien pour de nombreux jeunes.

Pour répondre à cette précarité croissante, les restaurants universitaires du CROUS généralisent le repas à un euro pour l'ensemble des étudiants, boursiers ou non. La mesure a été officiellement lancée ce lundi 4 mai sur le campus de Fouillole.

Un menu complet pour le prix d'un café

Il est tout juste midi au self du CROUS. Tandis que les premiers étudiants franchissent les portes du restaurant, les effluves de cuisine s'échappent des fourneaux. Éric Radjouky, chef de cuisine, détaille avec enthousiasme la carte du jour :

Au menu, nous proposons un colombo de poulet ou un court-bouillon de poisson, accompagnés de riz blanc et de haricots verts. En plus des crudités et des œufs durs en entrée, nous offrons un large choix de fruits et de laitages en dessert.

Sur le comptoir, les plateaux se succèdent : entrée, plat et dessert. Au moment de régler, le verdict de la caisse tombe : un euro symbolique.

Un tarif qui change la donne pour Louis et Yann, deux étudiants pour qui cette mesure allie équilibre alimentaire et économies drastiques. Ces derniers ne cachent pas leur soulagement face à ce nouveau tarif :

D'habitude, je payais 3,30 €. Désormais, c’est plus rentable de venir ici que de faire les courses. C'est une excellente initiative car beaucoup d'étudiants non-boursiers n'ont pas forcément les moyens de se payer un repas complet chaque jour.

Une équité sociale face à la précarité

Cette généralisation n'est pas une nouveauté absolue, mais une extension d'un dispositif né durant la crise sanitaire.

Jusqu’ici, une grande partie des étudiants boursiers en bénéficiait déjà, particulièrement en Guadeloupe où le recours aux aides est massif.

Sylvain Bredon, directeur du site Guadeloupe du CROUS, souligne la spécificité locale de cette transition :

Nous servions déjà plus de 80 % de nos étudiants boursiers à un euro, contre environ 40 % dans l’Hexagone. Aujourd'hui, l'enjeu est d'inclure les 20 % restants : ceux qui, pour des raisons financières, ne venaient pas déjeuner même quand le repas était à 3,30 €.

Objectif : doubler la fréquentation

L’ambition affichée par la direction est claire : faire du restaurant universitaire un lieu de vie accessible au plus grand nombre, sans distinction de statut social. Pour Sylvain Bredon, cette mesure est avant tout un gage de justice :

Actuellement, nous accueillons entre 600 et 700 étudiants par jour. Avec une capacité de 1 200 couverts, nous espérons atteindre rapidement les 1 000 repas quotidiens. Que tout le monde ait accès au tarif à un euro instaure une véritable équité entre eux.

Dans un contexte où chaque euro compte, cette aide directe vise à garantir qu'aucun étudiant n'ait à choisir entre ses études et un repas chaud.


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