Le "Dry January", ce défi qui invite à mettre l'alcool de côté pendant un mois
Chaque année, le mois de janvier laisse place au défi du "Dry January". Pendant 31 jours, les adeptes choisissent de mettre l’alcool de côté pour laisser souffler leur corps et leur esprit. Une pratique bénéfique qui séduit de plus en plus de participants.
Chaque année, ils sont de plus en plus nombreux à tenter l’expérience : 31 jours sans alcool, au mois de janvier. Le moyen de faire une pause après les excès des fêtes.
C’est le défi du Dry January, un mouvement lancé en 2013 au Royaume-Uni, qui encourage à cesser la consommation d’alcool pour prendre soin de sa santé, avoir un meilleur sommeil, plus d’énergie, perdre du poids ainsi que réaliser des économies.
"J'ai décidé de recommencer"
Pour la deuxième fois consécutive, Anaïs participe au Dry January. Selon elle, les bienfaits de cette méthode sont nombreux :
L’an dernier, j’ai dû me faire opérer et je n’avais pas d’autre choix que d’arrêter l’alcool pendant au moins un mois. Je me suis alors rendu compte à quel point c’était facile à tenir et surtout des nombreux bénéfices que cela apportait. Cette année, je me suis dit que refaire ce challenge, sans contrainte médicale cette fois, ne pouvait être que positif pour la santé. Boire un verre d’alcool à table, notamment le midi, est souvent une habitude. J’ai donc choisi de remplacer l’alcool par de l’eau ou du jus, en me rappelant que c’est bien meilleur pour la santé. Et puis, lorsqu’on pratique une activité sportive, on n’a plus vraiment envie d’adopter un mode de vie néfaste ensuite.
Trente-et-un jours sans alcool, un créneau qui permet de laisser souffler le corps et l’esprit. Le Dry January peut s'avérer bénéfique pour les buveurs.
L’an dernier, au bout de deux semaines, j’ai commencé à beaucoup mieux dormir et à être moins agitée le soir. Je ne suis pas une grande consommatrice d’alcool, mais à force d’un verre par-ci, un verre par-là, l’organisme finit par s’y habituer. Quand on arrête, il est prouvé que le sommeil s’améliore, et dans mon cas, les effets se sont clairement fait sentir.
Un défi bénéfique
Pour Louis Lecurieux-Laferronay, addictologue, le Dry January a du bon mais le sevrage peut s’avérer compliqué dans certains cas.
Les personnes qui ne sont pas fortement dépendantes, ni physiquement ni psychologiquement, y parviendront sans difficulté. D’autres, en revanche, réaliseront qu’elles ont besoin d’un accompagnement. Une dépendance physique importante à l’alcool nécessite un suivi médical. L’essentiel reste l’abstinence, qui peut s’avérer bénéfique. Les bienfaits se font sentir à tous les niveaux. L’alcool se diffuse dans l’eau, et puisque le corps humain est composé à plus de 70 % d’eau, il se répand dans l’ensemble des organes, du cerveau à la vessie, en passant par les muscles. C’est ce que l’on appelle l’alcoolisation chronique, avec les dommages qu’elle provoque sur tout l’organisme. Arrêter pendant un mois est donc bénéfique : cela permet aussi de démontrer, sur le plan comportemental, que l’on est capable de s’en passer.








