Le salon de coiffure d’un jeune guadeloupéen détruit par les flammes à Saint-Denis
À Saint-Denis, le salon de Jordan Celestin a été ravagé par les flammes le 6 janvier dernier. Malgré le choc et les difficultés financières qui s'accumulent, ce jeune artisan guadeloupéen de 28 ans refuse de baisser les bras et s'active pour relancer son entreprise.
En Île-de-France, un jeune entrepreneur guadeloupéen se bat pour relever son salon de coiffure après un grave incendie.
Le 6 janvier dernier, l’établissement de Jordan Celestin a été entièrement réduit en cendres à Saint-Denis. À 28 ans, ce jeune Guadeloupéen se retrouve face à un immense défi : tout reconstruire.
Il avait ouvert ce salon il y a quatre ans, entouré de deux associés, avant que ce sinistre ne vienne stopper net leur élan.
Pour continuer d'accueillir des clients, Jordan a pu trouver un local temporaire à une autre adresse de Saint-Denis. Il prévoit son ouverture le 2 mai prochain.
Un arrêt brutal et un sentiment de vide
Le jeune entrepreneur se remémore avec amertume l'onde de choc provoquée par le sinistre, dont les conséquences ont immédiatement paralysé son activité :
La laverie voisine a brûlé et, comme nos commerces sont accolés, la structure même du bâtiment a fait que mon salon a été lourdement impacté. Depuis le 6 janvier, nous sommes totalement à l'arrêt. Cet arrêt brutal a laissé un immense vide. Le matériel, les produits, la clientèle et même le fonds de commerce que nous avions acheté... pour l'instant, tout cela est entre parenthèses.
L'attente et le soutien des clients
Des mois après le drame, l'enquête piétine et Jordan Celestin doit composer avec une attente interminable, soutenu principalement par sa communauté :
C’est comme si nous étions encore le 6 janvier : rien n'a bougé d'un poil. On ne sait toujours pas ce qui a déclenché le feu dans la rue. Pour moi, la situation est la même. Des clients fidèles m’ont poussé à ouvrir une cagnotte pour nous soutenir, et c’est d’ailleurs la principale aide que j’ai reçue. À part cela, pour le nouveau salon, nous finançons tout sur nos fonds propres.
La course contre la montre financière
Conscient de la lenteur administrative, le Guadeloupéen souligne le poids des charges qui ne s'arrêtent jamais :
Ce jour-là, il neigeait beaucoup. On est restés dehors, sous les flocons, à regarder le feu se propager. Mon premier réflexe a été de chercher immédiatement un autre local. Je sais comment fonctionnent les assurances en France : c'est extrêmement long. La véritable épreuve, ce ne sont pas seulement les démarches, mais le temps que cela prend. Il faut continuer à assumer les charges fixes, comme les salaires des coiffeuses. C’est là que se situe la vraie difficulté : le côté financier.







