Cuba: pas de kérosène dans les aéroports jusqu'à avril

Par 04/03/2026 - 08:07

Sans approvisionnement en pétrole depuis le 9 janvier, l'économie cubaine continue de se contracter. Le secteur aéroportuaire subit de plein fouet le blocus américain. Les avions qui se posent à l'aéroport José Marti ne peuvent toujours pas faire le plein de carburant.

    Cuba: pas de kérosène dans les aéroports jusqu'à avril

La pénurie de kérosène va se poursuivre dans les aéroports de Cuba au moins jusqu'à avril, selon une note des autorités aéroportuaires diffusée mardi aux compagnies aériennes, en plein blocus énergétique imposé par Washington à l'île communiste.

Selon cette notification destinée aux compagnies d'aviation et visible sur le site de l'Entreprise cubaine de navigation aérienne (Ecna), l'absence de carburant aérien est prolongée jusqu'au 10 avril.

Les compagnies aériennes desservant Cuba avaient été informées le 8 février d'une absence de kérosène pour une période d'un mois. Cette annonce avait entraîné la suspension de leurs vols par une demi-douzaine de compagnies, dont des russes et des canadiennes.

D'autres compagnies ont été contraintes d'organiser une escale dans un autre pays sur leur trajet retour pour se ravitailler en kérosène.

Coup fatal au tourisme

Le blocus énergétique imposé de facto par Washington à Cuba, où aucun pétrolier n'est entré depuis le 9 janvier, menace d'asséner un coup fatal au tourisme, la deuxième source de devises de l'île après l'exportation de services médicaux.

Le secteur, qui emploie environ 300.000 personnes, a déjà été affaibli ces dernières années par la pandémie et les sanctions américaines.

Les relations entre Cuba et les Etats-Unis connaissent un regain de tension depuis la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro par les forces américaines début janvier et l'arrêt par Caracas, sous pression de Washington, des livraisons de pétrole à Cuba.

Les Etats-Unis, qui ne cachent pas leur souhait de voir un changement de régime sur l'île de 9,6 millions d'habitants, appliquent une politique de pression maximum sur La Havane, invoquant la "menace exceptionnelle" que ferait peser sur la sécurité nationale américaine ce pays situé à seulement 150 km des côtes de la Floride.


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