Dans le sud la collecte des déchets tourne au ralenti
La collecte des déchets tourne au ralenti dans le sud. Des défaillances reconnues en fin de semaine dernière par l’entreprise SEEN Environnement débouchent dans certains quartiers sur des spectacles peu reluisants : des ordures qui s’entassent, entraînant nuisances olfactives et risques de prolifération de nuisibles.
Des poubelles qui débordent dans le sud, la collecte de déchets tourne au ralenti. Des défaillances reconnues en fin de semaine dernière par l’entreprise SEEN Environnement débouchent dans certains quartiers sur des spectacles peu reluisants : des ordures qui s’entassent, entraînant nuisances olfactives et risques de prolifération de nuisibles.
Le sujet a été évoqué mardi (18 août) au siège de l’Espace Sud avec le Président du Comité Citoyen Sud. Plusieurs axes de travail ont été définis : "créer une plateforme de transfert à Céron, afin de multiplier les rotations de ramassage dans l’attente de transfert aux exutoires". Ou encore, "l’application de pénalités aux prestataires défaillants et le renforcement de la sensibilisation au tri, dans les écoles et auprès des administrés".
Aux Trois-Îlets, les déchets qui s’amoncellent autour de l’hôtel Bakoua inquiètent son directeur, Sébastien Gintz :
On est au mois d'août, on n'est pas au plus haut de la saison touristique. Imaginez quand on sera au mois de janvier ou au mois de février. Tous les hôtels seront pleins. Il n'est juste pas envisageable d'avoir un nombre de collectes qui soit le même qu'en basse saison.
Un nouveau marché de collecte
Depuis le 1er juillet, un nouveau marché de collecte a été mis en place sur la côte caraïbe sud : les poubelles grises, pour les ordures ménagères, sont collectées toutes les deux semaines, et les poubelles jaunes, pour les emballages, une fois par semaine. L’objectif de la municipalité était d’encourager le tri, toutefois, la mesure n’a pas eu l’effet escompté confirme Jean-Yves Bonnaire, vice-président de l’Espace Sud :
On retrouve dans ces bacs gris beaucoup de déchets qui auraient pu être recyclés. Ça nous oblige à réfléchir pour rétablir peut-être une collecte hebdomadaire. Mais cela a un coût et il faut s'assurer que le prestataire en a la capacité.
Les camions du prestataire, SEEN Environnement, sont vieillissants. C’est pourquoi de nouveaux engins devraient arriver en 2027. Mais selon Rodrigue Théodore, directeur d’exploitation adjoint, le problème vient surtout des quotas et des horaires de vidage, qui leur sont imposés au niveau de l’incinérateur de Dillon et du centre d’enfouissement au Robert :
Nous essayons de faire des accords avec les exutoires pour avoir des plages horaires de vidage et des quotas optimisés. Ce n'est pas toujours évident. Il suffit qu'il y ait du mauvais temps pour que l'incinération ralentisse parce que les déchets sont mouillés. Il y a plein de petits paramètres qu'on ne voit pas, mais qui aujourd'hui, nous empêchent d'avoir un vidage optimal.
À noter que ces quotas sont notamment liés à la capacité de l’incinérateur, soit deux lignes de four. Ils ne peuvent donc pas aller au-delà de 300 tonnes de déchets par jour, répartis équitablement entre les trois communautés d’agglomération (100 tonnes chacune).
Néanmoins, tous s’accordent sur un point : les exutoires étant saturés, les usagers doivent se responsabiliser et adopter les bons gestes de tri, pour espérer un retour à la normale de la collecte des déchets.

