[Série - Trésors en commune] Saint-Pierre : L'histoire des ruines du quartier du Fort
[EPISODE 7/34] Durant les grandes vacances, la rédaction de RCI vous emmène à la (re)découverte de la Martinique à travers sa série « Trésors en commune » : chaque jour, du lundi au vendredi, cap sur une commune différente pour découvrir un lieu ou une activité qui vaut le détour. Ce mercredi 15 juillet, escale dans le nord Caraïbe pour découvrir les ruines un peu moins connues de Saint-Pierre.
Saint-Pierre cache bien des vestiges. Direction le quartier du Fort, l'un des plus anciens de Saint-Pierre, situé sur la route en direction du Prêcheur, juste avant l'Ecomax. Notre journaliste Clara Vincent y a suivi Tina Perriet, guide touristique depuis une quinzaine d'années, installée en Martinique depuis plus de 30 ans.
La maison coloniale de santé
La visite débute par la maison coloniale de santé, où le service était autrefois assuré par les religieuses de Saint-Paul.
Il y avait différentes pathologies. Le service était assuré par les religieuses de Saint-Paul. Ici, vous voyez, nous arrivons dans la partie basse, qui est la partie d'isolement. Voici une chaise à contusion qui est d'époque : comme vous pouvez le voir, ces chaises sont scellées dans le sol. Tout ceci a résisté à la nuée ardente. On voit encore bien l'architecture, les pierres.
Juste en face de la maison coloniale de santé se trouvent les bureaux du génie militaire, dont l'organisation reflète les usages de l'époque.
Le premier niveau regroupe les bâtiments destinés à l'accueil et à la sécurité, avec le logement du commandant à l'ouest et celui du garde du génie à l'est. Au deuxième niveau, vous avez deux bassins d'agrément et une cuisine. Et le troisième niveau regroupe les fonctions administratives et domestiques.
Les ruines de l'église
Un peu plus loin, toujours dans le quartier du Fort, Tina Perriet nous emmène sur les ruines de l'ancienne église.
Quand on rentre par les marches latérales, on arrive sur les décombres. Et c'est là qu'on se rend compte vraiment que le souffle de cette nuée ardente était d'une force époustouflante. On parle de 300 à 600 km/h.
Dernière étape de cette visite : le Pont Roche, monument historique qui enjambe la rivière Roxelane. L'un des rares ouvrages à avoir survécu à l'éruption de la Montagne Pelée.
C'est l'unique monument qui aura tenu face à cette fameuse éruption volcanique de 1902. Le Pont Roche a été construit en 1634. Et en 2026, il est encore là, il supporte même les voitures.
Comptez 2h à 2h30 pour cette visite guidée, pour un budget d'environ 20 euros par personne. La balade peut aussi se faire sans guide, mais sans les précieuses connaissances historiques de Tina.
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