SPL Terres du Centre : Franck Sainte-Rose-Rosemond suspend les procédures de licenciement pour les salariés

Par 04/07/2026 - 09:19 • Mis à jour le 04/07/2026 - 10:04

À peine élu à la tête de la structure touristique de la Cacem ce lundi 29 juin, le premier adjoint de Schoelcher prend ses fonctions dans un contexte lourd, mais amorce un virage social fort en suspendant la procédure de licenciement économique qui visait huit salariés.

    SPL Terres du Centre : Franck Sainte-Rose-Rosemond suspend les procédures de licenciement pour les salariés

Un revirement de situation majeur s’est opéré au sein de la Société publique locale (SPL) Terres du Centre Martinique, l'organisme chargé de la gestion de l’office de tourisme communautaire de la Cacem

 Alors qu’une nouvelle gouvernance s’est installée le lundi 29 juin, le président nouvellement élu a choisi de privilégier l'apaisement en gelant la procédure de licenciement économique qui visait initialement huit salariés.

Cette prise de fonction intervient dans un contexte que l'intéressé qualifiait lui-même de « tumultueux ».

Franck Sainte-Rose-Rosemond, premier adjoint au maire de Schoelcher et vice-président de la Cacem, a été porté à l’unanimité à la présidence de la structure, ce lundi 29 juin.

La SPL en crise structurelle

Toutefois, l'urgence sur le front social a immédiatement mobilisé la nouvelle direction.

À l'issue d'une rencontre organisée ce jeudi 2 juillet avec les élus du Comité social et économique (CSE) ainsi que le secrétaire général de la CGTM, le nouveau président a acté la suspension des procédures de licenciement pour les agents qui en feraient la demande.

Pour rappel, la SPL est confrontée à une crise financière structurelle importante, laquelle avait conduit, en février 2026, à l'adoption d'un plan de licenciement collectif ciblant huit collaborateurs.

À l'époque, les employés de la structure dénonçaient de graves dysfonctionnements internes et contesétaient la lgitimité de la procédure.

La position du nouveau conseil d’administration marque une rupture, l'instance dirigeante et son président se montrant désormais défavorables à l'exécution de ces licenciements.

Unir, rassurer et restructurer les équipes

Parmi les priorités affichées de Franck Sainte-Rose-Rosemond figure la volonté de recréer de la cohésion et de renouer un dialogue direct.

Dans un courrier adressé au personnel, il a toutefois rappelé l’urgence de poursuivre le redressement financier de la société et de réaliser des économies.

Selon le président et la CGTM, qui maintient sa position « Zéro Licenciement », des pistes de développement et de reclassement existent bel et et bien pour éviter la casse sociale. L'enjeu immédiat reste de rassembler les forces vives :

L'un des premiers défis sera le regroupement géographique, car nous sommes aujourd'hui éclatés sur trois sites : deux à Schoelcher et un à Fort-de-France. Il est crucial de retravailler à la cohésion de cette équipe. Notre territoire regorge de merveilles et de potentiels (tourisme urbain, balnéaire, de terroir). Nous sommes là pour valoriser les richesses du Centre, et nous allons nous y atteler.

Gestion entrepreneuriale et soutien des élus

Au-delà de la crise sociale, c’est l’avenir de la SPL Terres du Centre qui se joue. Franck Saint-Rose-Rosemond prône une gestion plus entrepreneuriale et un appui renforcé des collectivités :

Manager une entreprise demande un effort particulier à nous, élus. Il est possible que les calculs n'aient pas été très bien faits dès le départ. Nous avons aujourd'hui la responsabilité de les refaire, de les adapter et de les améliorer. Il faut étendre le champ d'action de cette société et diversifier les prestations. Je vais me rapprocher du président et des quatre maires de la Cacem afin d'obtenir davantage de moyens.

Un soulagement teinté de vigilance pour les salariés

Si l’annonce de la suspension est accueillie comme un soulagement, les salariés restent sur leurs gardes. Silvia Vitarelli, élue au CSE et déléguée syndicale CGTM, souligne que le combat n'est pas terminé :

Nous venons tout juste de prendre connaissance du courrier du président, qui nous informe de la suspension des licenciements économiques. Par ce courrier, il met une pause à la procédure suite à notre récente rencontre avec le secrétaire général de la CGTM, madame Burdi et moi-même. Lors de cet entretien, nous avons manifesté très clairement notre opposition. Dans l'idée, nous voulons que ce ne soit pas juste une suspension. Pour le moment, le projet est suspendu, pas annulé. Des choses seront très certainement abordées dans ce sens lors du prochain conseil d'administration du 20 juillet. On attend plus de précisions d'ici là pour savoir comment se positionner, mais une chose est sûre : on n'abandonnera pas l'idée d'accompagner jusqu'au bout les collègues menacés.

Le rendez-vous est donc pris pour le conseil d'administration du 20 juillet, une date charnière qui déterminera si cette suspension débouchera sur une annulation définitive de la procédure.


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