Puffs : un lycéen de Rivière-Salée intoxiqué, la prévention s'intensifie
Après avoir consommé une puff “suspecte”, ce jeudi 5 février, un élève du lycée Joseph Zobel de Rivière-Salée aurait été victime d’hallucinations avant de perdre connaissance. De leur côté, les autorités mettent l'accent sur la prévention dans les établissements accueillant des jeunes.
En début de semaine, les autorités ont alerté la population et particulièrement les jeunes, sur la consommation de certaines puffs en Martinique. En cause : des substances psychotropes, à l’intérieur de ces cigarettes électroniques jetables, très dangereuses pour la santé.
La semaine dernière déjà, plusieurs malaises avaient été signalés dans le Nord Atlantique, touchant des collégiens et des lycéens, à l’intérieur comme à l’extérieur des établissements scolaires. Une situation causée par des puffs trafiquées, contenant des substances psychotropes puissantes. Près d’une dizaine de jeunes ont récemment dû être pris en charge par les services d’urgence, après avoir présenté des troubles sérieux.
Selon nos informations, ce jeudi (5 février), un élève inscrit en CAP au lycée Joseph Zobel de Rivière-Salée aurait été pris d’hallucinations avant de perdre connaissance après avoir consommé ce type de puff.
Des enquêtes de gendarmerie sont ouvertes pour identifier les circuits de distributions de ces produits.
Une sensibilisation renforcée
Face à cette situation, une opération de prévention a été menée ce jeudi après-midi au lycée professionnel Joseph Pernock, au Lorrain. Infirmières scolaires, enseignants et personnels de la Maison de la Protection des Familles ont échangé avec une centaine d’élèves réunis au réfectoire.
À l’approche du Carnaval, cette action visait à alerter sur les conduites à risque, dans un contexte festif où la tentation peut être plus forte. Pour ce lycéen, cette prévention a toute sa place dans l'établissement.
Il y a beaucoup de personnes qui utilisent des puffs, ce n'est pas bon. Ça nuit à la santé. Il y en a qui sont mineurs, peuvent acheter ça comme ça. Il y en a qui vendent alors que normalement, ce n'est pas autorisé. On ne sait pas ce que les gens mettent dans leur puff quand ils vendent. Ça peut être trafiqué ou ils peuvent mettre de la drogue là-dedans. C'est dangereux.
Des produits difficiles à détecter
Pour le chef d’escadron de la gendarmerie de La Trinité, Sébastien Goutourneau, certains produits comme le « PTC » surnommé Pète ton crâne représentent un danger particulier.
Il convient de rappeler que certains produits de vapotage circulent illicitement et ils peuvent contenir des substances psychoactives à des concentrations qui sont très élevées, parfois sans odeur, sans odeur caractéristique. Elles sont donc difficiles à détecter par des tests standards et combien même on a l'incertitude sur ce qu'elles contiennent.
Pour le proviseur du lycée Joseph Pernock, Joël Degras, cette action de prévention devait marquer les esprits.
Nous avons simplement voulu faire une sensibilisation sur les dangers de ce produit. C'est vrai que les élèves ont été en grande majorité attentifs à ce qui a été dit et on espère que les informations qu'on leur a apportées, que ce soit du point de vue de la santé, que ce soit du point de vue pénal, je pense que ça va leur permettre de mieux réfléchir et de prendre la bonne décision, c'est de mettre à côté les puffs.
Reste à savoir si les étudiants décideront de suivre ces recommandations.
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