Octroi de mer : le RPPRAC lance un appel aux entrepreneurs martiniquais
Le RPPRAC, lance un appel aux entrepreneurs et aux acteurs économiques de la Martinique, afin de recueillir des données sur les conséquences de l’octroi de mer sur leur activité.
Le RPPRAC (Rassemblement pour la Protection des Peuples et des Ressources Afro-Caribéens), appelle les entrepreneurs et acteurs économiques de Martinique à témoigner sur les conséquences de l’octroi de mer sur leur activité.
Largement relayé sur les réseaux sociaux, cet appel vise à recueillir des témoignages et des données concrètes, qui seront transmis aux institutions européennes dans le cadre de l’examen de ce dispositif.
Plus d'un an et demi après la mobilisation contre la vie chère qui avait paralysé l'économie de l'île durant de longues semaines, le RPPRAC a décidé de voler au secours des entreprises locales de toutes tailles. Des entreprises que l'association considère pénalisées par l'octroi de mer.
Gwladys Roger, vice-présidente du RPPRAC ambitionne de porter les doléances des entreprises à l’échelle européenne :
On a quand même une pratique de terrain. On se balade un petit peu partout. On reçoit des plaintes depuis le début d'entrepreneurs de toutes sortes, des gens qui ont des boutiques, des gens qui font de l'import-export, etc. Et qui nous disent qu'ils ont beaucoup de taxes qui pèsent sur leurs activités et qui les empêchent d'être concurrentiels. Donc aujourd'hui, on leur demande de nous porter des preuves, des preuves qu'on pourra soumettre à la Commission européenne. Parce qu'on a quand même nos élus qui tiennent beaucoup à l'octroi de mer. La France est en connivence avec eux, ça a été dit pendant la rencontre qu'on a eue en Guadeloupe. Et c'est la France, l'État français, qui doit transmettre directement un rapport à la commission européenne, pour dire si c'est bon ou si ce n'est pas bon
"Un impôt injuste"
Pour Rodrigue Petitot, président du RPPRAC, il est grand temps d'entendre la souffrance des entrepreneurs locaux qui doivent composer avec un octroi de mer qui, pour lui, n’a pas plu lieu d'être :
L'octroi de mer, si on doit parler en lui-même, c'est un impôt qui est déjà injuste. C'est un impôt instauré depuis le temps des colonies, un impôt colonial. 356 ans d'injustice. Le principe de l'octroi de mer est illogique et c'est un principe, j'ai envie de dire, de profiteur, en fait, puisque la colonie doit exister sans rien coûter tout en rapportant. Ce n'est pas normal. À ce moment-là, il faut qu'on nous donne le titre qui va avec, soit le titre autonome ou le titre indépendance. C'est un des deux, mais on ne peut pas ne rien coûter et se suffire à nous-mêmes et pourtant, prendre nos ordres ou nos fonctions ou encore nos directives de quelqu'un d'autre, ce n'est pas normal. Une chose m'a marqué lors de cette commission, et je la garde en tête. Un des députés qui a posé une question très simple. Il a dit: "Est-ce que la Corse a un octroi de mer ? C'est la seule question que j'ai à poser ". Je pense que si on est rempli de bon sens, on a tout compris. Si la Corse survit sans octroi de mer, si les autres territoires survivent sans octroi de mer, je ne vois pas pourquoi nous serions le fruit le plus mûr dans l'arbre à cons
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