Marina du Marin : une nouvelle gestion publique qui suscite quelques tensions
Depuis le 1er janvier 2026, l’exploitation de la Marina du Marin est assurée par la SPL Sud Nautique, pilotée par la municipalité marinoise. Un changement de délégataire, plus de trente ans après la création du port de plaisance. Le passage d’une gestion privée à une gestion publique ne se fait pas sans difficultés.
C’est une transition stratégique, mais délicate, pour l’un des plus grands ports de plaisance des Caraïbes. Jusqu’à la fin de l’année 2025, la gestion de la Marina du Marin était assurée par la SAEPP. Depuis le 1er janvier 2026, c’est désormais la Société Publique Locale Sud Nautique qui a repris l’exploitation de cette infrastructure.
Ce passage du privé au public implique une réorganisation complète, à la fois technique, humaine et stratégique.
Une mise en place progressive
Du côté de la nouvelle structure gestionnaire, la SPL Sud Nautique, l’objectif affiché est d’assurer la continuité du service tout en absorbant les ajustements liés à la transition. Son directeur général délégué, Boris Pétricien, se veut rassurant sur l’évolution de la situation.
Progressivement, tout se passe pour le mieux. L'idée aujourd'hui, c'est d'essayer de faire en sorte que les usagers du port ne soient pas tributaires des petits soucis qu'on a pu avoir, que ce soit pour des renouvellements d'abonnement, mais aussi pour tout ce qui peut tourner autour de l'accueil qui leur est offert aujourd'hui.
La SPL indique travailler à la résolution des difficultés rencontrées depuis la reprise, afin de garantir un fonctionnement normal du port et un accueil satisfaisant pour les plaisanciers.
L’opposition dénonce une transition mal préparée
Pour l’opposition municipale, menée par la conseillère municipale et communautaire Yvonne Tritz, cette reprise de la Marina par la collectivité a été insuffisamment anticipée, ce qui engendrerait des dysfonctionnements pénalisants pour les usagers.
Il y a la problématique de la data, de la transmission de données. On se rend compte de la problématique des ordures. On se rend compte de la problématique des plaisanciers qui sont à quai, qui sont amarrés, qui veulent soit prolonger ou de nouveau qui arrivent, ils n'ont pas la possibilité de le faire parce que le système informatique est bancal.
Elle pointe également une confusion, selon elle, sur le périmètre même de la SPL initialement envisagée.
Pour nous, il n'y a pas eu assez de préparation en amont. À l'époque, nous avions parlé d'une SPL pour gérer la partie Terminal Maritime, donc transport de passagers, afin de récupérer les taxes passagers. Il ne s'agissait pas d'aller gérer le port de plaisance. Ça, c'est tout un métier. Ce n'est pas juste amarrer des bateaux à quai. Donc il y a une impréparation flagrante.
À ÉCOUTER Le reportage de Mario Guiolet
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