L'hommage solennel à Clarissa Jean-Philippe à Sainte-Marie, onze ans après sa disparition
Onze ans après l'attentat de Montrouge, la commune de Sainte-Marie a rendu un hommage solennel à Clarissa Jean-Philippe ce mercredi 11 mars. Un moment de transmission pour graver dans les mémoires le visage de la jeune policière martiniquaise.
Plus de dix ans après sa disparition, la mémoire de Clarissa Jean-Philippe reste vive en Martinique. Une cérémonie s’est tenue ce mercredi (11 mars) au matin dans le cadre de la Journée nationale d’hommage aux victimes du terrorisme à Sainte-Marie, sur la place baptisée du nom de la jeune femme.
Un recueillement familial et solennel
Discours et dépôt de gerbes au pied de la statue de la policière martiniquaise tuée lors de l’attentat de Montrouge en janvier 2015 ont eu lieu en présence du sous-préfet Emmanuel Fèvre, de la sénatrice Catherine Conconne, du maire de Sainte-Marie Bruno Nestor Azérot et de plusieurs membres de la famille de Clarissa.
Parmi les personnes présentes, la grand-mère et la tante de Clarissa Jean-Philippe, Line Montlouis-Félicité. Pour elle, faire perdurer la mémoire de sa nièce est primordiale :
Ça nous tient à cœur au sein de la famille de se dire qu'on ne l'oublie pas. J'espère qu'on ne l'oubliera jamais d'ailleurs. Je lui parle comme si elle était là. Je lui parle de temps en temps. Je parle à sa maman aussi qui n'est plus là depuis plus d'un an. Avec la famille, on essaie de se réunir le plus souvent possible pour avoir une connexion avec elles.
Un devoir de mémoire partagé
La municipalité tente également de garder un lien avec la Samaritaine. Clarissa Jean-Philippe, était originaire de la commune, précisément du quartier Derrière Morne. Bruno Nestor Azérot, maire de Sainte-Marie,
Sainte-Marie se souvient tous les ans et chaque jour, puisqu'à chaque fois que je visite personnellement sa famille, nous évoquons toujours sa mémoire, son engagement, sa joie de vivre qui nous manque sur Sainte-Marie. Il s'agit de notre histoire martiniquaise, de notre histoire française. Je crois qu'il faut déployer encore plus de stratégies pour faire en sorte que chaque Samaritain et Samaritaine se sente concerné.
De son côté, le sous-préfet de la Martinique Emmanuel Fèvre, estime qu'il est nécessaire de se focaliser sur la thématique de la transmission :
Ces événements, ils nous amènent un témoignage : que la haine du terrorisme peut amener à des actes ultimes et que ces actes ne doivent pas être ignorés. Et on doit transmettre ce message que toute l'idéologie ne pourra jamais être servie par la violence.
Après son décès, Clarissa Jean-Philippe s'est vue décerner la médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme. Un hommage solennel destiné à graver dans les mémoires la bravoure de cette policière.
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